






















concert de piano par Sacha Menny
























concert de piano par Sacha Menny

L’amour de Dieu est infini
À présent, il y a si peu de foi dans le monde que l’on espère trop, ou que l’on désespère. Il y en a qui disent : « J’ai trop fait de mal, le Bon Dieu ne peut pas me pardonner. » Mes enfants, c’est un gros blasphème ; c’est mettre une borne à la Miséricorde de Dieu et elle n’en a point : elle est infinie. Vous auriez fait autant de mal qu’il en faut pour perdre une paroisse, si vous vous confessez, si vous êtes fâché d’avoir fait ce mal et que vous ne vouliez plus le refaire, le Bon Dieu vous l’a pardonné. Notre Seigneur est comme une mère qui porte son enfant sur ses bras. Cet enfant est méchant : il donne des coups de pieds à sa mère, il la mord, il l’égratigne ; mais la mère n’y fait pas seulement attention ; elle sait que si elle le lâche, il tombera, il ne pourra pas marcher seul. (…) Voilà comment est Notre Seigneur (…). Il endure tous nos mauvais traitements ; Il supporte toutes nos arrogances ; Il nous pardonne toutes nos sottises ; Il a pitié de nous malgré nous. Le Bon Dieu est aussi prompt à nous accorder notre pardon, quand nous Le lui demandons, qu’une mère est prompte à retirer son enfant du feu.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prêtre, curé d’Ars
Pensées choisies du saint Curé d’Ars (J. Frossard, Éds Tequi 2007, p. 80-82, rev.)
Prières pour la paix
Seigneur,
Nous vous confions nos petits frères et sœurs sans abris qui souffrent de maladie grave et de séparation de leur famille. Ils meurent souvent sans espoir et sans recevoir aucun amour. Ouvre nos cœurs pour qu’on puisse avoir de courage d’aller vers eux et de leur tendre la main comme ton Fils Jésus Christ était venu vers nous pour nous révéler Ta Miséricorde divine dans sa compassion. Aide-nous à apprendre à suivre ton chemin de croix dans nos compassion envers nos frères et sœurs sans-abris non seulement pendant cette période de Carême mais aussi dans notre vie quotidienne pour toujours.
Seigneur,
Il y a en ce moment une épidémie qui ravage le monde entier et nous n’avons pas le moyen de la faire reculer et disparaître pour protéger nos proches. Aide-nous a trouver une remède efficace et protège les pays gravement touchés comme la Chine, la Corée, L’Italie et l’Iran. Nous te confions tous les médecins, les infirmières et leurs assistants dans leur soin des malades. Donne-leur Ta force d’amour pour que Ton amour gagne sur cette attaque du mal et que la discrimination raciste concernant cette épidémie ne remplace pas la fraternité dans l’humanité.
« Syméon prit l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu »
« Ayez (…) en main vos lampes allumées » (Lc 12,35). (…) Montrons ainsi, à travers ce signe visible, la joie que nous partageons avec Syméon, qui porte en ses mains la lumière du monde (…) Soyons ardents par notre dévotion et rayonnants par nos œuvres, et avec Syméon nous porterons le Christ en nos mains. (…) Aujourd’hui l’Église a la coutume si belle de nous faire porter des cierges. (…) Qui donc aujourd’hui, tenant son flambeau allumé à la main, ne se souvient pas du bienheureux vieillard ? En ce jour il a pris en ses bras Jésus, le Verbe présent dans la chair, pareil à la lumière dans la cire, témoignant que c’était lui « la lumière destinée à éclairer les nations ». Syméon était, certes, lui-même « une lampe ardente et brillante », rendant témoignage à la lumière (Jn 5,35 ; 1,7). C’est pour cela qu’il était venu au Temple, conduit par l’Esprit dont il était rempli, « pour recevoir, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton Temple » (Ps 47,10) et pour proclamer qu’elle était la miséricorde et la lumière de ton peuple. Ô vieillard rayonnant de paix, tu ne portais pas seulement la lumière en tes mains, tu en étais pénétré. Tu étais si bien illuminé par le Christ que tu voyais à l’avance comment il illuminerait les nations (…), comment resplendirait aujourd’hui l’éclat de notre foi. Réjouis-toi maintenant, saint vieillard ; vois aujourd’hui ce que tu avais entrevu par avance : les ténèbres du monde se sont dissipées ; « les nations marchent à sa lumière » ; « toute la terre est remplie de sa gloire » (Is 60,3 ; 6,3).
Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)
abbé cistercien
1er sermon pour la Purification; cf SC 166 (Sermons, tome 1; trad. sous la direction de Pl. Deseille, o.c.r.; Éds du Cerf 1970, p. 307-311 rev.)
Prière pour les démunis :
« Seigneur,
Tu as voulu que tous les peuples soient les membres solidaires d’une même humanité et se développent chacun selon sa grâce.
Remplis de ton amour le cœur de tes enfants, afin qu’ils se passionnent pour le sort de leurs frères et puisque Tu as confié la terre aux hommes pour qu’elle serve à l’épanouissement de tous, que chaque peuple ait les moyens de travailler à sa croissance, dans le respect des autres et la justice. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. »
Prière pour les pays en guerre :
« Que l’Esprit Saint et la Sainte Famille inspire tous les dirigeants du
Proche et du Moyen-Orient afin qu’ils soient des artisans de paix et
apprennent à dialoguer, se parler et coopérer ensemble, pour que cessent
les conflits armés et que les dépenses militaires soient réaffectées
à des oeuvres de bienfaisance. »

« Il semble qu’il faille voir pour aimer et nous ne voyons Dieu que des yeux de la foi, notre foi est si faible ! Mais les hommes, mais les pauvres, nous les voyons des yeux de la chair, ils sont là et nous pouvons mettre le doigt et la main dans leurs plaies et les traces de la couronne d’épines sont sur leur front. Et ici l’incrédulité n’a place possible et nous devrions tomber à leurs pieds et leur dire avec l’Apôtre : Tu es Dominus et Deus meus. Vous êtes nos Maîtres et nous serons vos serviteurs vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et ne sachant pas l’aimer autrement, nous l’aimerions en vos personnes. »
Extrait de la lettre de Frédéric Ozanam, fondateur de Conférence Saint Vincent de Paul, à Léonie Janmot, 13 novembre 1836
La « Notre-Dame des Sans-abris » est une oeuvre collective des sans-abris de Chartres. Ils sont venus travailler dans l’atelier Saint Joseph depuis le début de cette année 2019. Leur oeuvre est inspirée du tableau « La fuite en Egypte » de Sandro Botticelli de l’époque Renaissance, car la Sainte Famille y représente la situation des sans-abris d’aujourd’hui par son métaphore.
Les artistes de l’atelier Saint Joseph a nommé par suite leur oeuvre collective comme « Notre-Dame des Sans-abris » afin de remercier à La Sainte Famille qui est venue à leur aide dans la rue.
Cette oeuvre a été bénie par l’Eglise à Chartres et déposée devant l’autel de la cathédrale avec une procession solenelle au milieu de l’assemblée pendant la messe de la journée de la Pauvreté consigné par le pape François.
Nous avons actuellement deux bénévoles qui aident chaque semaine les sans-abris. Céline vient avec sa fille âgé de 9 mois, Jacinta conçue pendant le pèlerinage à Fatima lors de cannonisation de Jacintha, une bergère qui a vu l’apparition de Sainte Marie et Bénédicte, une paroissienne très élégante avec beaucoup de sagesse.
Nos amis sans-abris n’étaient pas croyants, éloigné de Dieu depuis leur enfance à cause de leur souffrance inhumaine, mais aujourd’hui ils prient tout modèstement en commençant leur travail dans l’atelier. Ils souhaitent faire une confession à l’Eglise pour la première fois dans leur vie. Le merveille du Seigneur Jésus Christ. Nous n’avons jamais parlé de Dieu, mais l’act d’amour suffisait dans cet atelier. Amen.
Eden JW Park

carmélite, docteur de l’Église, Chemin de perfection, 17 (trad. OC, Cerf 1995, p. 760 rev.)
Dieu ne conduit pas toutes les âmes par un même chemin. Celui qui croit marcher par la voie la plus humble est peut-être le plus élevé aux yeux du Seigneur. Ainsi, parce que dans ce monastère toutes s’adonnent à l’oraison, il ne s’ensuit pas que toutes doivent être contemplatives. C’est impossible, et l’ignorance de cette vérité pourrait jeter dans la désolation celles qui ne le sont pas. (…)
J’ai passé plus de quatorze ans sans même pouvoir méditer, si ce n’est en lisant, et il doit y avoir bien des personnes dans ce cas. D’autres sont impuissantes à méditer, même à l’aide d’un livre. Elles ne sont capables que de prier vocalement : cela les fixe davantage. (…) Il y a bien des personnes semblables. Mais si elles sont humbles, je crois qu’en fin de compte elles ne seront pas les moins bien loties : elles iront de pair avec les âmes inondées de consolations. D’une certaine manière, leur voie est même plus sûre, car nous ignorons si ces consolations viennent de Dieu ou si le démon en est l’auteur…
Ces personnes qui n’ont pas de consolations marchent dans l’humilité, craignant toujours qu’il y ait de leur faute, et elles ont un soin continuel de s’avancer. Si elles voient d’autres verser une larme, aussitôt il leur semble que, si elles n’en répandent pas, c’est le signe qu’elles sont bien en retard dans le service de Dieu, alors que peut-être devancent-elles les autres de beaucoup. En effet, les larmes, quoique bonnes, ne sont pas toutes parfaites, et il y a toujours plus de sécurité dans l’humilité, la mortification, le détachement et les autres vertus. Ainsi ne craignez rien, et dites-vous que vous ne manquerez pas d’arriver à la perfection, aussi bien que les grands contemplatifs.

Frères bien-aimés, Jésus Christ, notre Seigneur et Dieu, ne s’est pas contenté d’enseigner la patience par des paroles ; il l’a aussi montrée par ses actes… À l’heure de la Passion et de la croix, que de sarcasmes outrageants entendus avec patience, que de moqueries injurieuses endurées, au point de recevoir des crachats, lui qui de sa propre salive avait ouvert les yeux d’un aveugle (Jn 9,6)…; de se voir couronné d’épines, lui qui couronne les martyrs de fleurs éternelles ; frappé au visage avec la paume des mains, lui qui décerne les palmes véritables aux vainqueurs ; dépouillé de son vêtement, lui qui revêt les autres de l’immortalité ; nourri de fiel, lui qui donne une nourriture céleste ; abreuvé de vinaigre, lui qui fait boire à la coupe du salut. Lui l’innocent, lui le juste, ou plutôt lui l’innocence et la justice mêmes, est mis au rang des criminels ; de faux témoignages écrasent la Vérité ; on juge celui qui doit juger ; la Parole de Dieu est conduite au sacrifice en se taisant. Puis, alors que les astres s’éclipsent, que les éléments se troublent, que la terre tremble…, il ne parle pas, ne bouge pas, ne révèle pas sa majesté. Jusqu’à la fin il supporte tout avec une constance inépuisable pour que la patience pleine et parfaite trouve son achèvement dans le Christ.
Après quoi, il accueille encore ses meurtriers, s’ils se convertissent et reviennent à lui (cf Ac 3,19); grâce à sa patience…, il ne ferme son Église à personne. Ces adversaires, les blasphémateurs, les ennemis éternels de son nom, il ne les admet pas seulement au pardon s’ils se repentent de leur faute, mais aussi à la récompense du Royaume des cieux. Que pourrait-on citer de plus patient, de plus bienveillant ? Celui-là même qui a versé le sang du Christ est vivifié par le sang du Christ. Telle est la patience du Christ, et si elle n’était pas aussi grande, l’Église ne posséderait pas l’apôtre Paul.

01 Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
02 Il prit la parole et dit :
03 « Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !”
04 Ce jour-là, qu’il soit ténèbres ; que Dieu, de là-haut, ne le convoque pas, que nulle clarté sur lui ne resplendisse !
05 Que le revendiquent ténèbres et ombre de mort, qu’une nuée sur lui repose, que les éclipses l’épouvantent !
06 Cette nuit-là, que l’obscurité s’en empare, qu’elle ne s’ajoute pas aux jours de l’année, qu’elle n’entre pas dans le compte des mois !
07 Oui, que cette nuit soit stérile, que nul cri d’allégresse n’y résonne !
08 Qu’elle soit malédiction pour ceux qui maudissent le jour, ceux qui sont prêts à réveiller Léviathan !
09 Que s’éteignent les étoiles de son aube, que cette nuit attende en vain la lumière, et n’entrevoie pas les paupières de l’aurore !
10 Car elle n’a pas scellé pour moi les portes de la matrice ni voilé à ma vue la misère.
11 Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ?
12 Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ?
13 Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant,
14 avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées,
15 ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures.
16 Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.
17 Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués.
18 De même, les prisonniers sont en paix, ils n’entendent plus les cris du gardien.
19 Petits et grands, là, sont égaux, et l’esclave est affranchi de son maître.
20 Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume,
21 qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ?
22 Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau.
23 Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ?
24 En guise de pain, je n’ai que mes sanglots ; comme les eaux, mes rugissements déferlent.
25 La terreur qui me terrifie se réalise, et ce que je redoute m’arrive.
26 Ni calme pour moi, ni tranquillité, ni repos, rien que tourment ! »
En ce temps-là,
Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez- y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.
– Acclamons la Parole de Dieu.
Lecture du livre du prophète Daniel
Moi, Daniel,
je regardais, au cours des visions de la nuit,
et je voyais venir, avec les nuées du ciel,
comme un Fils d’homme ;
il parvint jusqu’au Vieillard,
et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné
domination, gloire et royauté ;
tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues
le servirent.
Sa domination est une domination éternelle,
qui ne passera pas,
et sa royauté,
une royauté qui ne sera pas détruite.
– Parole du Seigneur.