À vous, la grâce et la paix,
de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,
le premier-né des morts,
le prince des rois de la terre.
À lui qui nous aime,
qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
qui a fait de nous un royaume
et des prêtres pour son Dieu et Père,
à lui, la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. Amen.
Voici qu’il vient avec les nuées,
tout œil le verra,
ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre.
Oui ! Amen !
Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga,
dit le Seigneur Dieu,
Celui qui est, qui était et qui vient,
le Souverain de l’univers.
Frères,
elle est vivante, la parole de Dieu,
énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ;
elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit,
des jointures et des moelles ;
elle juge des intentions et des pensées du cœur.
Pas une créature n’échappe à ses yeux,
tout est nu devant elle, soumis à son regard ;
nous aurons à lui rendre des comptes.
J’ai prié,
et le discernement m’a été donné.
J’ai supplié,
et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.
Je l’ai préférée aux trônes et aux sceptres ;
à côté d’elle, j’ai tenu pour rien la richesse ;
je ne l’ai pas comparée à la pierre la plus précieuse ;
tout l’or du monde auprès d’elle n’est qu’un peu de sable,
et, en face d’elle, l’argent sera regardé comme de la boue.
Plus que la santé et la beauté, je l’ai aimée ;
je l’ai choisie de préférence à la lumière,
parce que sa clarté ne s’éteint pas.
Tous les biens me sont venus avec elle
et, par ses mains, une richesse incalculable.
10 Puis il me dit : « Ne mets pas les scellés sur les paroles de ce livre de prophétie. Le temps est proche, en effet.
11 Que celui qui fait le mal fasse encore le mal, et que l’homme sali se salisse encore ; que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore.
12 Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.
13 Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
14 Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.
15 Dehors les chiens, les sorciers, les débauchés, les meurtriers, les idolâtres, et tous ceux qui aiment et pratiquent le mensonge !
16 Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Moi, je suis le rejeton, le descendant de David, l’étoile resplendissante du matin. »
17 L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu’il dise : « Viens ! » Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement.
18 Et moi, devant tout homme qui écoute les paroles de ce livre de prophétie, je l’atteste : si quelqu’un y fait des surcharges, Dieu le chargera des fléaux qui sont décrits dans ce livre ;
19 et si quelqu’un enlève des paroles à ce livre de prophétie, Dieu lui enlèvera sa part : il n’aura plus accès à l’arbre de la vie ni à la Ville sainte, qui sont décrits dans ce livre.
20 Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !
21 Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous !
Celui qui vénère vraiment la passion du Seigneur doit si bien regarder Jésus crucifié par les yeux du cœur qu’il reconnaisse sa propre chair dans la sienne.
Que la nature terrestre se mette à trembler au supplice de son Rédempteur, que les pierres, c’est-à-dire les esprits des incroyants, se fendent; que les hommes, écrasés par le tombeau de la condition mortelle, surgissent en fracassant la masse qui les tenait captifs. Qu’ils se montrent, eux aussi, dans la Cité sainte, c’est-à-dire dans l’Église de Dieu, comme des présages de la résurrection future. Et ce qui doit un jour se produire dans les corps, que cela se réalise dans les cœurs.
Aucun malade ne se voit refuser la victoire de la Croix, et il n’y a personne qui ne trouve un secours dans la prière du Christ ; si elle a profité à beaucoup de ses bourreaux, combien davantage aidera-t-elle ceux qui se tournent vers lui !
L’ignorance est enlevée, l’obstacle est diminué et le sang sacré du Christ a éteint ce glaive de feu qui interdisait d’entrer dans le domaine de la vie. Devant la vraie lumière, l’obscurité de la nuit ancienne a disparu.
Le peuple chrétien est invité à posséder les richesses du paradis, et l’accès à la patrie perdue s’offre à tous ceux qui ont reçu le sacrement de la nouvelle naissance, pourvu que personne ne se fasse fermer ce chemin qui a pu s’ouvrir devant la foi d’un malfaiteur. ~
Que les activités de la vie présente ne nous condamnent ni à l’angoisse ni à l’orgueil, en nous empêchant de rechercher de tout l’élan de notre cœur la ressemblance avec notre Rédempteur, par l’imitation de ses exemples. Il n’a rien fait ni rien supporté que pour notre salut, afin que la vertu qui se trouve dans la tête se trouve aussi dans son corps.
Tout d’abord, cette adoption de notre nature par la divinité, grâce à laquelle le Verbe s’est fait chair et a demeuré parmi nous, a-t-elle exclu aucun homme de sa miséricorde, sauf s’il refuse la foi ? L’homme n’a-t-il pas une nature commune avec le Christ, s’il a accueilli celui qui a pris cette nature, et s’il a été régénéré par l’Esprit qui a engendré le Christ ? Celui-ci a pris de la nourriture, a connu le repos du sommeil, le trouble de la tristesse, les larmes de l’amitié : cela ne prouve-t-il pas qu’il avait pris la condition d’esclave ?
Il fallait guérir celle-ci des antiques blessures, et la purifier de la boue du péché. Le Fils unique de Dieu s’est fait fils d’homme afin de ne manquer ni du réalisme de l’humanité ni de la plénitude de la divinité. ~
Il est nôtre, ce corps sans vie qui gisait dans le sépulcre, mais qui a ressuscité le troisième jour et qui, au-dessus de toutes les hauteurs célestes, est monté jusqu’à la droite du Père tout-puissant. Si nous suivons la route de ses commandements, et si nous n’avons pas honte de confesser tout ce qu’il a payé pour notre salut dans l’abaissement de sa chair, nous aussi serons élevés jusqu’à la participation de sa gloire. Car ce qu’il a annoncé s’accomplira de façon éclatante : Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
02 Dieu parla à Moïse. Il lui dit : « Je suis le Seigneur.
03 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme le Dieu-Puissant ; mais mon nom “Le Seigneur”, je ne l’ai pas fait connaître.
04 Ensuite, j’ai établi mon alliance avec eux, m’engageant à leur donner la terre de Canaan, la terre étrangère où ils étaient venus en immigrés.
05 Puis enfin, j’ai entendu la plainte des fils d’Israël réduits en esclavage par les Égyptiens, et je me suis souvenu de mon alliance.
06 C’est pourquoi, parle ainsi aux fils d’Israël : “Je suis le Seigneur. Je vous ferai sortir loin des corvées qui vous accablent en Égypte. Je vous délivrerai de la servitude. Je vous rachèterai d’un bras vigoureux et par de grands châtiments.
07 Je vous prendrai pour peuple, et moi, je serai votre Dieu. Alors, vous saurez que je suis le Seigneur, votre Dieu, celui qui vous fait sortir loin des corvées qui vous accablent en Égypte.
08 Puis, je vous ferai entrer dans la terre que, la main levée, je me suis engagé à donner à Abraham, à Isaac et à Jacob. Je vous la donnerai pour que vous la possédiez. Je suis le Seigneur”. »
09 Moïse rapporta ces paroles aux fils d’Israël, mais ils n’écoutèrent pas Moïse, car ils étaient à bout de souffle, tant leur esclavage était dur.
10 Le Seigneur dit à Moïse :
11 « Va dire à Pharaon, le roi d’Égypte, qu’il laisse partir de son pays les fils d’Israël. »
12 Mais Moïse prit la parole en présence du Seigneur et dit : « Les fils d’Israël ne m’ont pas écouté. Comment Pharaon m’écouterait-il, moi qui n’ai pas la parole facile ? »
13 Le Seigneur parla à Moïse et Aaron, et leur communiqua ses ordres pour les fils d’Israël et pour Pharaon, roi d’Égypte, en vue de faire sortir les fils d’Israël du pays d’Égypte.
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous :
« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie
la perdra ;
mais celui qui perdra sa vie à cause de moi
la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il
à gagner le monde entier,
s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
La première porte de combat spirituel, « Accueillir les autres » :
Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres. Nous sommes souvent dans l’incapacité d’accueillir les autres, ces inconnus qui sont pourtant nos voisins, même nos amis. Vivre ensemble n’est pas vraiment facile car cela entrave notre liberté. La charité chrétienne semble souvent se terminer par un engagement lourd au profit des autres. On se demande quelque fois si l’amour véritable existe dans les deux sens.
Nous sommes pourtant invités à accueillir les inconnus, les autres comme nos frères et soeurs sans discrimination selon l’enseignement de Jésus Christ dans la Bible. Mais comment peut-on accueillir les autres sans se faire du mal et sans faire du mal aux autres ?
Comment peut-on définir le mal dans l’accueil des autres ? :
Nous pouvons méditer sur la définition du mal d’après le philosophe Martin Steffens qui nous a proposée dans son livre « Rien de ce qui est inhumain ne m’est étranger, éloge du combat spirituel ». Sa théologie se base sur la notion de joie et de bonheur. Le combat spirituel fait partie de spiritualité de joie selon lui. Cette phrase de poète berbère latin, Térence, « Rien de ce qui est inhumain ne m’est étranger », ne semble pas très facile à comprendre pour expliquer ce lien entre le combat spirituel et la joie. Les épreuves que nous rencontrons peuvent nous détruire. Mais si nous les vivons bien, elles peuvent nous purifier et nous donner une force qui nous permettent de mieux nous réjouir de la bonté de la vie. Le combat spirituel nous éveille ainsi à des choses inhabituelles dans notre conscience quotidienne. « Accueillons mieux les épreuves pour tomber mieux dans les autres épreuves. Try again. Fail again. Fail better. » nous dit Martin Steffens. Cela explique peut être le titre de son livre.
Nous pouvons en effet nous lever chaque fois plus renforcé, plus sage pour avancer plus loin. Un peu comme Jésus qui tombe sous le poids de sa Croix dans le chemin du salut du monde. C’est ce que Martin Steffens prêche dans son livre. Le chapitre « Connaître le mal » de son livre nous introduit dans ce premier débat sur le combat spirituel avec le premier thème, « le mal que nous faisons aux autres et à nous-même ».
Connaître le mal p.43 – p.54, quelques extraits du chapitre
« Faire mal » : « Le mal présent dans le faire mal est ce que l’on nomme parfois « le péché par omission » et que l’on distingue du « péché par action ». Il peut paraître moins grave en apparence, mais on peut se demander si la racine de tous les maux n’est pas le défaut d’attention. »
« Mal faire » : « Mal faire, c’est ne pas soigner ce que l’on doit, c’est être négligeant. C’est pécher par omission dans un domaine qui relève de notre responsabilité ou de notre compétence. Ce n’est pas détruire : c’est ne pas construire autant que l’on peut. »
« Faire du mal » : « Faire du mal c’est oeuvrer activement à ce qu’une souffrance soit produite dans le corps ou l’âme d’un autre. Ce qui relativise toutefois la part de malice qu’il y a dans le mal que l’on fait, c’est que par là on cherche souvent à être reconnu de l’autre, à exister pour lui. »
« Faire le mal » : « Le mal serait ici désiré pour lui-même sans le faire à personne. Le mal, intrinsèquement mauvais, car cela perturbe l’ordre des choses, un fondement sur lequel notre conduite s’appuie. »
« Le mal que l’on ne fait à personne et qui pourtant existe »: « A quoi bon m’instruire, puisque je n’instruirai plus personne ? A quoi bon nourrir cette mémoire qui se troue de toute part, puisque les trésors de sagesse que j’y amasse, je n’au plus personne à qui les confier ? A quoi bon offrir à ma solitude, et à mes chats qui s’en foutent, l’élégance de cette belle robe ? »
« Or on sent bien que ce n’est pas vrai, que le bien que l’on fait, même sans témoin, a son sens et sa valeur. Le monde tient-il autrement que grâce à ces petites actions invisibles ? »
Questions:
1) Pourquoi sommes-nous négligents envers les autres ? Est-ce par lâcheté ou par orgueil ?
2) Le mal intrinsèque comme le dérangement de l’ordre des choses selon Martin Steffens, serait-il la vraie identité du mal dans notre propre intention du mal ? L’homme est-il capable de déranger la volonté de Dieu ?
3) Se faire du mal, s’enfermer dans la solitude ou dans des actes suicidaires : est-ce le fait de notre propre faiblesse innée ou est-ce le fait du mal infligée par notre société ?
Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de Jésus : l’école de l’Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter. Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre qui est le Christ. Ici, on découvre le besoin d’observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, tout ce dont s’est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici, tout parle, tout a un sens. Ici, à cette école, on comprend la nécessité d’avoir une discipline spirituelle, si l’on veut suivre l’enseignement de l’Évangile et devenir disciple du Christ. Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth, comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !
Mais nous ne faisons que passer. Il nous faut laisser ce désir de poursuivre ici l’éducation, jamais achevée, à l’intelligence de l’Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.
Une leçon de silence d’abord. Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l’esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hyper sensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.
Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.
Une leçon de travail. Nazareth, maison du fils du charpentier, c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ; comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.
Moi, Paul, lié de chaînes pour le Christ, je veux vous raconter les tribulations dans lesquelles je suis chaque jour enseveli, afin qu’embrasés de l’amour divin, vous bénissiez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Cette prison est vraiment une vive figure de l’enfer éternel. Aux liens, aux cangues et aux entraves viennent s’ajouter des colères, des vengeances, des malédictions, des conversations impures, des rixes, des actes mauvais, des serments injustes, des médisances, auxquels se joignent aussi l’ennui et la tristesse. Mais celui qui a déjà délivré les trois enfants des flammes ardentes est aussi demeuré avec moi ; il m’a délivré de ces maux et il me les convertit en douceur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Par la grâce de Dieu, au milieu de ces supplices qui ont coutume d’attrister les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi. C’est lui, notre Maître, qui supporte tout le poids de cette croix ; pour moi, mes amis, je n’en ai à soutenir que la plus légère extrémité. Car non seulement il est spectateur du combat, mais encore il est combattant et vainqueur, et c’est lui qui consomme la lutte. C’est pourquoi la couronne de gloire est posée sur son chef, mais le membre peut aussi se réjouir de la gloire de la tête.
Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satellites infidèles blasphémer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire ? À cette vue, enflammé de ton amour, j’aime mieux mourir et que mes membres soient coupés en morceaux en témoignage de mon amour pour toi, Seigneur.
Montre ta puissance, délivre-moi et aide-moi, afin que dans ma faiblesse, ta force se fasse sentir et soit glorifiée devant le monde, pour que tes ennemis ne lèvent pas la tête, si je suis ébranlé.
En entendant ces choses, vous rendrez, remplis de joie, d’immortelles actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le bénirez avec moi, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde. Mon âme glorifie le Seigneur et mon esprit a tressailli d’allégresse, parce que Dieu a regardé l’humilité de son serviteur, désormais toutes les générations futures me diront bienheureux parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Louez le Seigneur, toutes les nations : louez-le, tous les peuples, parce qu’il a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort, il a choisis ce qui est vil pour détruire ce qui est noble, et par ma bouche, son esprit a confondu les philosophes, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde.
Je vous écris ces choses pour que nous unissions votre foi et la mienne : au milieu de ces tempêtes, je jette une ancre qui va jusqu’au trône de Dieu ; c’est l’espérance qui vit toujours en mon cœur. Pour vous, mes bien-aimés, courez de telle sorte que vous remportiez la couronne, prenez l’armure de Dieu à droite et à gauche ; revêtez-vous de la cuirasse de la foi, comme l’ordonne mon patron, saint Paul ; il vaut mieux, pour vous, entrer borgnes et infirmes dans le royaume des cieux que d’être jetés dehors, ayant vos membres entiers.
Aidez-moi de vos prières pour que je combatte légitimement, que je combatte le bon combat et que je combatte jusqu’à la fin, pour achever heureusement ma course, afin que, si dans cette vie nous ne pouvons plus nous voir mutuellement, dans le siècle futur nous ayons ce bonheur à jamais, tout près du trône de l’Agneau immaculé, et qu’ainsi nous le louions dans la joie et l’exaltation dans les siècles. Ainsi soit-il.
LETTRE DE S. PAUL LE-BAO-TINH AUX SEMINARISTES DE KE-VINH (1843)