Viviane, l’Ange Gabriel et mon parcours de Lyon jusqu’à Terre Sainte

Gaudenzio-Ferrari-LAnge-Gabriel-avant-1511-Londres-National-Gallery Viviane, l’Ange Gabriel et mon parcours de Lyon jusqu’à Terre Sainte

Ce mois-ci, une jeune femme de Chateauneuf de Galaure est venue témoigner sur sa conversion et sa rencontre avec Jésus après une vie assez éloignée de la foi chrétienne. Elle a fait sa première confession grâce à une rencontre providentielle avec une évêque de  Lyon. Elle a fait un parcours long et progressif après cette grande expérience de confession pour entrer dans une communauté chrétienne et arriver à une spiritualité profonde grâce à la miséricorde du Coeur de Jésus.

Les difficultés dans son combat spirituel n’était pas facile dans sa vie professionnelle de champion sportif en représentant la France sur la scène internationale et aussi pour retrouver la foi chrétienne après une rupture violente avec le passé. C’était toujours Jésus à coeur à coeur et sa dévotion à Sainte Marie qui lui a donné une vraie lumière dans son chemin en parcourant dans la vallée des ténèbres. On s’y retrouvait tous nos petites parties compatissantes dans son témoignage en toute humilité.

Pour la raison de respect de sa vie privée, nous ne pouvons pas afficher le contenu du témoignage qui était très touchant et profondément intelligent par ses délicatesses en respectant  l’intimité avec le Seigneur Jésus. Nous avons encore l’espoir par grâces divines comme celle que Viviane a vécu dans notre vie en toute son humilité. Nous félicitons son courage et son combat spirituel ! Nous retrouvons tous nos âmes humbles, mais bénies  dans le témoignage de nos frères et soeurs.

Vivante est la parole de Dieu et efficace.

laz Vivante est la parole de Dieu et efficace. 
Vivante est la parole de Dieu, efficace, et plus acérée qu’une épée à deux tranchants. La puissance et la sagesse que renferme la parole de Dieu se manifestent dans ce passage à ceux qui cherchent le Christ, lui-même : Verbe, puissance et sagesse de Dieu. Le Verbe, de même éternité que le Père, et avec lui dès le principe, s’est révélé aux Apôtres à l’époque fixée par lui. Ensuite les Apôtres l’ont annoncé au monde, et la foi des peuples croyants l’a reçu en toute humilité. Il est donc le Verbe auprès du Père, le Verbe en la bouche des Apôtres, le Verbe en nos cœurs.

Et cette parole de Dieu est vivante, puisque le Père lui a donné d’avoir en elle la vie, comme le Père a la vie en lui-même. Aussi n’est-elle pas seulement une parole vivante, mais elle est la vie. C’est ainsi que le Christ se présente lui-même : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Puisqu’il est vivant, puisqu’il est la vie elle-même, il est également force de vie : Comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, de même le Fils donne la vie à qui il veut. Donateur de vie, il l’est assurément quand il appelle un mort et le fait sortir du tombeau en lui disant : Lazare, viens dehors !

Quand on prêche cette Parole, elle donne par cette prédication, à la parole extérieurement audible, la puissance même de sa parole intérieurement perçue. Dès lors, les morts ressuscitent et ce témoignage fait surgir de nouveaux fils d’Abraham. Elle est donc vivante, cette Parole, vivante dans le cœur du Père, vivante sur les lèvres du prédicateur, et vivante dans les cœurs, remplis de foi et d’amour. Et puisque c’est une Parole vivante, nul doute qu’elle ne soit aussi efficace.

Elle agit dans la création du monde, dans son gouvernement et dans sa rédemption. Où trouver plus grande efficacité ? puissance plus éclatante ? Qui dira les merveilles du Seigneur ? Qui fera entendre toute sa gloire ? L’efficacité de la Parole se manifeste dans ses œuvres, elle se manifeste aussi dans la prédication. Car elle ne revient jamais sans effet, mais elle est source de progrès en toute créature à laquelle elle est envoyée.

La Parole est donc efficace, et plus pénétrante qu’une épée à deux tranchants, quand elle est reçue avec foi et amour. En effet, qu’y a-t-il d’impossible pour celui qui croit ? Et qu’y a-t-il de rigoureux pour celui qui aime ? Quand s’élève la voix du Verbe, elle s’enfonce dans le cœur comme des flèches de combat qui déchirent, comme des clous fichés profondément, et elle pénètre si loin qu’elle atteint le fond le plus secret. Oui, cette Parole pénètre plus loin qu’une épée à deux tranchants, car il n’est pas de puissance ni de force qui puisse porter de coups aussi sensibles, et l’esprit humain ne peut concevoir de pointe aussi subtile et pénétrante. Toute la sagesse humaine, toute la délicatesse du savoir naturel sont loin d’atteindre son acuité.

  • HOMÉLIE DE BAUDOUIN DE FORD SUR LA LETTRE AUX HÉBREUX 

La prière du Seigneur contient et achève toute prière.

saint_augustine_La prière du Seigneur contient et achève toute prière.

Celui qui dit, par exemple : Sois glorifié dans toutes les nations comme tu as été glorifié en nous, et : Que tes prophètes soient trouvés fidèles, ne dit-il pas ainsi : Que ton nom soit sanctifié ?

Celui qui dit : Seigneur de l’univers, fais-nous revenir, fais briller ta face et nous serons sauvés, ne dit-il pas : Que ton règne vienne ?  

Celui qui dit : Dirige mes pas selon ta promesse, et que le mal ne l’emporte pas sur moi, ne dit-il pas : Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ? 

Celui qui dit : Ne me donne ni la pauvreté ni la richesse, ne dit-il pas : Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ?

Celui qui dit : Souviens-toi, Seigneur, de David et de toute sa douceur, ou bien : Seigneur, si j’ai fait cela, si le mal est sur mes mains, si j’ai rendu le mal à mes bienfaiteurs, ne dit-il pas : Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ?

Celui qui dit : Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu, de agresseurs délivre-moi, dit-il autre chose que : Délivre-nous du Mal ?

Et si tu parcours toutes les formules des prières sacrées, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion. On est donc libre, lorsque l’on prie, de dire les mêmes choses avec des paroles diverses, mais on n’est pas libre de dire autre chose.

Voilà ce qu’il faut demander dans la prière, pour nous, pour les nôtres, pour les étrangers et même pour nos ennemis, sans la moindre hésitation. Cependant, une intention différente peut s’élever et même prédominer dans le cœur de celui qui prie, pour celui-ci, ou pour celui-là, lorsque nous sommes avec lui dans une relation plus proche ou plus lointaine.

Tu sais, à mon avis, non seulement ce que tu dois être pour prier, mais encore quel doit être l’objet de la prière. Ce n’est pas moi qui l’enseigne, mais Celui qui a bien voulu nous instruire tous.

Il faut rechercher la vie bienheureuse, c’est elle qu’il faut demander au Seigneur Dieu. En quoi consiste la béatitude, beaucoup ont écrit et ont discuté, dans des sens différents. Mais nous, pourquoi irions-nous vers tous ces gens et dans tous ces sens ? La parole de Dieu nous l’a dit brièvement et avec sérénité : Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu ! Pour faire partie de ce peuple, et pour que nous puissions parvenir à contempler Dieu et à vivre avec lui pour toujours, le but du précepte, c’est l’amour qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère. 

Dans cette triple énumération, c’est l’espérance qui correspond à la bonne conscience. Donc la foi, l’espérance et l’amour conduisent à Dieu l’homme qui prie, c’est-à-dire qui croit, qui espère, qui désire et qui découvre dans la prière du Seigneur ce qu’il doit demander au Seigneur.

  • LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE

Un seul évêque, une seule eucharistie

St-ignace-theophore Un seul évêque, une seule eucharistieIgnace, appelé aussi Théophore (Porte-Dieu), à l’Église de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ, à Philadelphie, en Asie mineure. Cette Église a obtenu de Dieu miséricorde et a été affermie par lui dans la concorde ; elle exulte dans la passion de notre Seigneur sans pouvoir en être séparée et, par grande miséricorde, elle est pleinement convaincue de sa résurrection. Cette Église, je la salue dans le sang de Jésus Christ. Elle est ma joie éternelle et constante, surtout si ses fidèles restent unis à l’évêque, à ses prêtres et aux diacres qui l’accompagnent, qui ont été désignés selon la pensée de Jésus Christ, affermis et fortifiés selon sa propre volonté par son Esprit Saint.

Cet évêque de Philadelphie, je le sais, n’a pas obtenu de lui-même son ministère au service de la communauté, ni des hommes, ni par vaine gloire, mais par la charité de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ. Je suis frappé de sa sérénité : par son silence, il a plus de force que les diseurs de rien. Il est harmonisé aux commandements comme la cithare est harmonisée à ses cordes. C’est pourquoi mon âme le félicite de ses sentiments envers Dieu, dont je sais qu’ils sont vertueux et parfaits, de sa fermeté et de sa douceur, qui sont parfaitement conformes à la sérénité du Dieu vivant.

Aussi, vous qui êtes enfants de la lumière de vérité, fuyez les divisions et les doctrines mauvaises : là où est votre berger, suivez-le, puisque vous êtes ses brebis.

Tous ceux qui appartiennent à Dieu et à Jésus Christ, ceux-là sont avec l’évêque ; tous ceux qui se repentiront et reviendront à l’unité, ceux-là aussi appartiendront à Dieu pour vivre selon Jésus Christ. Ne vous y trompez pas, mes frères : si quelqu’un suit un auteur de division, il n’héritera pas le royaume de Dieu ; si quelqu’un se conduit selon une doctrine étrangère celui-là ne s’accorde pas avec la passion du Christ.

Ayez donc soin de ne participer qu’à une seule Eucharistie ; car il n’y a qu’une seule chair de notre Seigneur Jésus Christ, et une seule coupe pour nous unir à son sang, un seul autel comme un seul évêque, avec le presbytérium et les diacres, mes compagnons de service ; ainsi, tout ce que vous faites, faites-le selon Dieu.

Mes frères, je déborde d’amour pour vous, et c’est dans la joie la plus grande que je cherche à vous affermir, non pas moi, mais Jésus Christ. Enchaîné pour lui, je crains davantage, en pensant que je suis encore imparfait. Mais votre prière me rendra parfait pour Dieu, afin que j’obtienne l’héritage qui m’est attribué par miséricorde, en me réfugiant dans le salut annoncé par l’Évangile comme dans la chair de Jésus Christ, et auprès des Apôtres comme dans le presbytérium de l’Église.

– LETTRE DE SAINT IGNACE D’ANTIOCHE AUX PHILADELPHIENS

Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.

Saint-Michel Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Il y eut un combat dans le ciel :
Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon.
Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges,
mais il ne fut pas le plus fort ;
pour eux désormais, nulle place dans le ciel.
Oui, il fut rejeté, le grand Dragon,
le Serpent des origines,
celui qu’on nomme Diable et Satan,
le séducteur du monde entier.
Il fut jeté sur la terre,
et ses anges furent jetés avec lui.
Alors j’entendis dans le ciel une voix forte,
qui proclamait :
« Maintenant voici le salut,
la puissance et le règne de notre Dieu,
voici le pouvoir de son Christ !
Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères,
lui qui les accusait, jour et nuit,
devant notre Dieu.
Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau,
par la parole dont ils furent les témoins ;
détachés de leur propre vie,
ils sont allés jusqu’à mourir.
Cieux, soyez donc dans la joie,
et vous qui avez aux cieux votre demeure ! »

– Parole du Seigneur.

(Ap 12, 7-12a)

LE CHRIST, SOURCE DE VIE

sourcedevie-Christ LE CHRIST, SOURCE DE VIE

Frères, suivons notre vocation : à la source de la vie nous sommes appelés par la vie cette source est non seulement source de l’eau vive, mais de la vie éternelle, source de lumière et de clarté. D’elle en effet viennent toutes choses : sagesse, vie et lumière éternelle. L’auteur de la vie est la source de la vie, le créateur de la lumière est la source de la clarté. Aussi, sans regard pour les réalités visibles, cherchons par-delà le monde présent, au plus haut des cieux, la source de l’eau vive, comme des poissons intelligents et bien perspicaces. Là nous pourrons boire l’eau vive qui jaillit pour la vie éternelle.

Veuille me faire parvenir jusqu’à cette source, Dieu de miséricorde, Seigneur de bonté, et que là je puisse boire, moi aussi, avec ceux qui ont soif de toi, au courant vivant de la source vive de l’eau vive. Qu’alors, comblé de bonheur par cette grande fraîcheur, je me surpasse et demeure toujours près d’elle, en disant : « Qu’elle est bonne, la source de l’eau vive ; elle ne manque jamais de l’eau qui jaillit pour la vie éternelle !

O Seigneur, tu es, toi, cette source qui est toujours et toujours à désirer, et à laquelle il nous est toujours permis et toujours nécessaire de puiser. Donne-nous toujours, Seigneur Jésus, cette eau, pour qu’en nous aussi elle devienne source d’eau qui jaillit pour la vie éternelle. C’est vrai : je te demande beaucoup, qui le nierait ? Mais toi, Roi de gloire, tu sais donner de grandes choses, et tu les as promises. Rien de plus grand que toi, et c’est toi-même que tu nous donnes ; c’est toi qui t’es donné pour nous.

Aussi est-ce toi que nous demandons, afin de connaître ce que nous aimons, car nous ne désirons rien recevoir d’autre que toi. Tu es notre tout : notre vie, notre lumière et notre salut, notre nourriture et notre boisson, notre Dieu. Inspire nos cœurs, je t’en prie, ô notre Jésus, par le souffle de ton Esprit, blesse nos âmes de ton amour, afin que chacun de nous puisse dire en vérité : Montre-moi celui que mon cœur aime, car j’ai été blessé de ton amour.

Je souhaite que ces blessures soient en moi, Seigneur. Heureuse l’âme que l’amour blesse de la sorte : celle qui recherche la source, celle qui boit et qui pourtant ne cesse d’avoir toujours soif tout en buvant, ni de toujours puiser par son désir, ni de toujours boire dans sa soif. C’est ainsi que toujours elle cherche en aimant, car elle trouve la guérison dans sa blessure. De cette blessure salutaire, que Jésus Christ, notre Dieu et notre Seigneur, bon médecin de notre salut, veuille nous blesser jusqu’au fond de l’âme. À lui, comme au Père et à l’Esprit Saint, appartient l’unité pour les siècles des siècles. Amen.

  • L’eau vive qui jaillit pour la vie éternelle par SAINT COLOMBAN 

     

La révélation de Dieu

saint-bede La révélation de Dieu

Le saint précurseur de la naissance, de la prédication et de la mort du Seigneur a montré (au moment de sa mort) un courage digne d’attirer les regards de Dieu. Comme le dit l’Écriture : Aux yeux des hommes, il subissait un châtiment, mais par son espérance il avait déjà l’immortalité. Nous avons raison de célébrer avec joie la naissance au ciel de celui qui a rendu lui-même ce jour solennel par sa propre passion en l’illustrant par la pourpre de son sang ; et nous vénérons dans la joie spirituelle la mémoire de cet homme qui a scellé par le sceau de son martyre le témoignage qu’il rendait au Seigneur.

Il n’y a en effet aucun doute que saint Jean Baptiste a subi la prison pour notre Rédempteur qu’il précédait par son témoignage, et que c’est pour lui qu’il a donné sa vie. Car si son persécuteur ne lui a pas demandé de nier le Christ, mais de taire la vérité, c’est cependant pour le Christ qu’il est mort. Le Christ lui-même a dit, en effet : Je suis la vérité. Puisque c’est pour la vérité qu’il a répandu son sang, c’est donc bien pour le Christ. Jean avait témoigné en naissant que le Christ allait naître ; en prêchant, il avait témoigné que le Christ allait prêcher : en baptisant, qu’il allait baptiser. En souffrant le premier sa passion, il signifiait que le Christ devait lui aussi souffrir.

Cet homme si grand parvint donc au terme de sa vie par l’effusion de son sang, après une longue et pénible captivité. Lui qui avait annoncé la bonne nouvelle de la liberté d’une paix supérieure est jeté en prison par des impies. Il est enfermé dans l’obscurité d’un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d’être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. ~ Par son propre sang est baptisé celui à qui il fut donné de baptiser le Rédempteur du monde, d’entendre la voix du Père s’adresser au Christ, et de voir descendre sur lui la grâce du Saint-Esprit. Mais il n’était pas pénible à des hommes tels que lui, bien plus, il leur semblait léger et désirable d’endurer pour la vérité des tourments temporels qui laissaient entrevoir la récompense de joies éternelles. Préférant la mort qui de toute façon était naturellement inévitable, ils choisissaient de l’accepter en confessant le nom du Christ ; ils recevaient ainsi la palme de la vie éternelle. L’Apôtre l’a bien dit : Il vous a été accordé par le Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. Et s’il dit que souffrir pour le Christ est un don de celui-ci à ses élus, c’est parce que, comme il le dit ailleurs : Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous.

  • HOMÉLIE DE S. BÈDE LE VÉNÉRABLE

L’humilité sincère

Immacule-Conception L’humilité sincère

L‘humilité ne signifie pas l’abaissement de soi-même. Elle veut dire plutôt la sincérité de nos comportements. L’humble ne parle pas facilement et ne se comporte pas sans réfléchir. Elle vient d’une âme de la vierge qui prépare l’huile pour sa lampe, prête à servir lors de la visite de son Maître par surprise pendant la nuit. Elle est une vertu qui sait écouter les autres et qui sait compatir profondément avec les autres dans son coeur. Elle est une modestie qui sait s’arrêter avant d’aller plus loin et une sagesse qui ne sait pas se mettre en colère. Elle sait rester toujours à côté de Jésus et qui écoute, avance et recule selon l’Esprit Saint. L’humble est doux et fort comme une fleur, informelle et belle comme une surface d’eau. Elle est silencieuse comme un sommeil hivernal qui enfante l’espoir du printemps. Elle est comme Marie qui a enfanté, élevé Jésus, Fils de Dieu et vit avec Lui. Il n’y a point plus grande vertu que l’humilité sur la terre. Elle va nous sauver et sauvera notre famille, notre maison, notre ville et notre pays. L’humble est une vertu de son village et celle de sa nation. Il invite toujours le salut du monde. Il est un éveillé, chaleureux qui sait aimer. Marie est l’incarnation la plus pure de l’humilité. Toutes les figures de l’humilité est dans son être. Toutes les saintetés viennent de l’humilité et nous devons apprendre la sainteté dans la vie de Marie. Elle est une nouvelle création d’Eve que le Seigneur a réalisée. Elle est l’Immaculé Conception et elle a vécu sans péché. Elle est une premier être humain qui est montée aux Cieux sans péché. Nous ne pouvons pas être humble à cause de nos péchés. Nous sommes conçus des péchés. Les pécheurs ne peuvent pas comprendre la vie de Marie, car les péchés nous aveuglent. Marie nous ouvre nos yeux, car seule l’humilité peut ouvrir nos yeux, nous les hommes stupides et orgueilleux. Le fond de l’humilité consiste à confier toutes nos prières à Marie. La prière sincère est celle de pure qui ne vient pas de péchés. Si nous prions avant de nous purifier nos péchés, cela est comme si nous mettons une offrande impure sur l’autel à notre Dieu. C’est pour cette raison que nous devons confier toutes nos prières à Marie qui a été conçue sans péché et qui a vécu sans péché. Nous devons chercher notre salut et notre espoir dans la prière pure sans péché. Nos prières deviendront sincères de cette façon. Toutes les prières que nous faisons à travers Marie se transforment en elle celle de pureté et de sincérité. Aimons la virginité, Immaculé Conception de Marie. Elle est l’origine de l’humilité par sa virginité, par l’Immaculé Conception. Devenons comme Marie. Les hommes, les femmes, les enfants et les adultes, nous pouvons tous imiter Marie afin de vivre pleinement avec Jésus. Imitons Marie pour qu’on puisse imiter Jésus dans notre âme pure et dans notre vie consacrée comme celle de Marie. Nous allons devenir celui qui enfante, embrase, vit, enfin mort et ressuscité avec Jésus de cette manière selon la volonté de Dieu.

Eden

Le Rédempteur de tous

saint-ambroise Le Rédempteur de tous

Puisque le Christ a réconcilié le monde avec Dieu, lui-même, évidemment, n’a pas eu besoin de réconciliation. Pour quel péché aurait-il expié, en effet, lui qui n’a commis aucun péché ? Lorsque les Juifs réclamaient le didrachme qu’on versait à cause du péché, selon la loi, il avait dit à Pierre : Simon, les rois de la terre, de qui reçoivent-ils taxe et impôt : de leurs enfants ou des étrangers ? Pierre répondit : Des étrangers. Le Seigneur lui dit alors : Donc, les enfants n’y sont pas soumis. Mais pour ne pas les heurter, jette l’hameçon, saisis le premier poisson ; et, en lui ouvrant la bouche, tu trouveras un statère : prends-le et donne-le pour moi et pour toi.

Il montre ainsi qu’il ne doit pas expier les péchés pour lui-même, parce qu’il n’était pas esclave du péché ; comme Fils de Dieu, il était libre de toute erreur. En effet, le fils libère, tandis que l’esclave est assujetti au péché. Donc celui qui est entièrement libre n’a pas à payer rançon pour sa vie, et son sang pouvait être une rançon surabondante pour racheter tous les péchés de l’univers. Il est normal qu’il libère les autres, celui qui ne doit rien pour lui-même.

J’irai plus loin. Non seulement le Christ ne doit pas verser la rançon de sa propre rédemption ni expier pour son propre péché, mais encore, si tu considères n’importe quel homme, il est compréhensible que chacun d’eux ne doit pas expier pour lui-même. Car le Christ est l’expiation de tous, la rédemption de tous.

Quel homme pourra se racheter par son propre sang, alors que le Christ a versé son sang pour le rachat de tous ? Y a-t-il un seul homme dont le sang puisse être comparé à celui du Christ ? Ou y a-t-il un homme assez puissant pour fournir son expiation en surplus de celle qui a été offerte en sa propre personne par le Christ qui, à lui seul, a réconcilié le monde avec Dieu par son sang ? Y a-t-il une victime plus noble, un sacrifice plus éminent, un avocat meilleur que celui qui s’est fait supplication pour les péchés de tous et qui a donné sa vie en rédemption pour nous ?

Il n’y a donc pas à chercher une expiation ou une rédemption individuelle, parce que le sang versé en rançon pour tous est celui du Christ. C’est par ce sang que le Seigneur Jésus nous a rachetés, lui qui, seul, nous a réconciliés avec le Père. Et il a accompli son labeur jusqu’au bout, car il a pris sur lui notre labeur, lui qui dit : Venez à moi, vous tous qui êtes accablés par le labeur, et je vous relèverai.

  • SERMON DE SAINT AMBROISE SUR LE PSAUME 48

La solitude bénie

Rembrandt_-_Landscape_with_a_Stone_Bridge La Solitude bénie

Je suis allé me promener un après-midi dans un parc des bords de l’Eure. Quand je suis arrivé au bout du chemin devant une prairie où se trouvait trois arbres isolés au milieu d’un paysage pastorale, un peu comme trois anges assis à la table d’Abraham racontant « Sainte Trinité » d’André Roublev, j’ai regardé longtemps un des trois arbres. J’ai vu une solitude reposante, des louanges au Créateur dans un silence sublime, tout cela malgré sa dureté de la vie propre à sa nature. L’arbre a dû subir certainement tant de mal afin d’arriver à cette belle sérénité. Les feuillages avaient leur juste dignité, une belle couleur mûrie sous le soleil de crépuscule. Quelle beauté sublime bénie de la vie ! C’était un accomplissement d’une solitude au bout de tant d’années de survie. Un arbre dans une prairie me paraissait plus bel que celui dans la forêt malgré sa solitude absolue. L’arbre saisissait profondément mon âme par sa grandeur d’âme tranquille comme si le Seigneur me parlait à travers lui un peu comme dans le buisson ardent dans l’Ancien Testament.

La sérénité a sa propre valeur quand elle persiste jusqu’au bout. Un arbre m’a donné cette leçon : la foi a besoin du temps, mais beaucoup de temps plus qu’un mûrissement d’un fruit ou qu’une levée du soleil pour une journée. Cela peut durer pendant plusieurs années, même toute notre vie. Au final plusieurs siècles après notre mort jusqu’à la résurrection de notre corps. Mais nous ne pouvons pas attendre même une seule journée afin de voir la fin de notre solitude, notre foi. La grâce de Dieu nous sera donnée avec le temps dû. Les Paroles de Jésus Christ passent toujours par les épreuves. On ne peut trouver qu’un petit éclaircissement à la fin de notre solitude comme une fleur au bout de sa tige au printemps après une saison cruellement mortifiante, et enfin cette petite éclosion découvre sa raison de vie. Si nous ne persistons pas dans notre solitude, Dieu ne pourrait jamais nous donner cette grâce, une telle bénédiction. Si MoÏse n’est pas allé jusqu’au bout de sa foi, le buisson ardent ne lui apparaîtrait pas dans le désert. La foi a besoin de solitude. Et cela malgré notre engagement pour l’amour envers nos frères et sœurs. Le temps de Dieu n’est jamais immédiat. Ainsi la raison de notre solitude. Même si elle est longue et tellement ennuyante, cela vaut le coup à la fin. Notre foi, le don de l’Esprit Saint a toujours sa propre raison. Vivons donc le souffle de l’Esprit Saint et sa voie, source de sève vivifiant qui amène notre âme vers Jésus Christ, notre vérité.

Eden