Jean 1:27 Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.

evangile-sandale 02/01/2016 Jean 1,19-28 : Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1:19-28 

Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »

Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

 

Comme il est logique, c’est Jean l’évangéliste qui introduit Jean Baptiste dans son discours sur Dieu, « l’abîme appelant l’abîme » à la voix des mystères divins (Ps 41,8) : l’évangéliste raconte l’histoire du précurseur. Celui qui a reçu la grâce de connaître « le Verbe au commencement » (Jn 1,1) nous renseigne sur celui qui a reçu la grâce de venir en avant du Verbe incarné… Il ne dit pas simplement : il y eut un envoyé de Dieu, mais « il y eut un homme » (Jn 1,6). Il parle ainsi afin de distinguer le précurseur, qui participe seulement de l’humanité, et l’homme qui, unissant étroitement en lui divinité et humanité, est venu ensuite ; afin de séparer la voix qui passe du Verbe qui demeure toujours de façon immuable ; afin de suggérer que l’un est l’étoile du matin qui apparaît à l’aube du Royaume des cieux, et de déclarer que l’autre est le Soleil de justice qui lui succède (Ml 3,20). Il distingue le témoin de celui qui envoie, la lampe vacillante de la lumière splendide qui remplit l’univers (cf Jn 5,35) et qui, pour le genre humain tout entier, dissipe les ténèbres de la mort et des péchés…

« Un homme fut envoyé. » Par qui ? Par le Dieu Verbe qu’il a précédé. Sa mission était d’être précurseur. C’est dans un cri qu’il envoie sa parole devant lui : « A travers le désert, une voix crie » (Mt 3,3). Le messager prépare l’avènement du Seigneur. « Son nom était Jean » (Jn 1,6) : la grâce lui a été donnée d’être le précurseur du Roi des rois, le révélateur du Verbe inconnu, le baptiseur en vue de la naissance spirituelle, le témoin, par sa parole et son martyre, de la lumière éternelle.

– Jean Scot Érigène (?-v. 870), bénédictin irlandais
Homélie sur le Prologue de Jean, ch. 15 

Bonne année 2016, Que Jésus purifie nos âmes par la joie!

Vierge_au_jardinet_Maître_rhénan_anonyme_Musée_de_lOeuvre_Notre-Dame 01/01/2016, Bonne année 2016, Que Jésus nous purifies nos âmes par la joie!

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2:16-21

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire.
Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

 

Marie, étoile du matin, porte du ciel

L’Immaculée annonce l’aube du jour éternel et nous soutien et nous guide tout au long du chemin qui nous ne sépare encore. Pour cette raison l’hymne liturgique « Salut, étoile du matin » est une douce invocation : « Fais en sorte que, croyant en Jésus avec toi, avec toi nous puissions en jouir ». C’est à cette fin, couronnement d’une vie de grâce, que doivent tendre les battements de notre cœur et les efforts les plus généreux de notre fidélité de chrétiens. Prenons courage, enfants, nous ne serons pas toujours dans le trouble. Marie, « tu es notre force »!
O Marie, image radieuse de grâce et de pureté, en paraissant tu as dissipé les ténèbres de la nuit et nous as élevés aux splendeurs du ciel : sois propice à tes enfants. Prépare nos pensées à la venue du Soleil de justice (Mm 3,20) que tu as donné au monde. Porte du ciel, fais que nos coeurs aspirent au paradis. Miroir de justice, conserve en nous l’amour de la grâce divine, afin que dans l’humilité et la joie, nous accomplissions notre vocation chrétienne ; que nous puissions jouir toujours de l’amitié du Seigneur et recevoir tes consolations maternelles.

– Saint Jean XXIII (1881-1963), pape

 

Bonne année 2016 de Miséricorde Divine! Que Jésus purifie nos âmes par la joie! Marie, nôtre consolation, remplie-nous de la joie avec la pluie des roses bénies par le Seigneur. Donne-nous ta force et ta foi par notre rosaire de chaque jour afin que nous puissions recevoir l’Esprit Saint et que nous puissions participer au mystère du corps de Jésus pour ressusciter avec lui dans les cieux. Nous vivons avec Jésus, nôtre seul sauveur, grâce à toi et il nous ressusciterons de la mort grâce au pardon que le Seigneur nous a donné par lui. Ton âme couronnée par les roses célestes est pleine de l’Esprit Saint et de la joie éternelle.

– Eden J.W. Park 01/01/2016

Matthieu 10:22 Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.

evangile-enfant-jesus 26/12/2015 Matthieu 10,17-22 : Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10:17-22

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

 

« Tu m’as donné un corps. Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10, 5-7) Il a pratiqué l’obéissance parfaite, qui plonge ses racines dans l’amour et s’extériorise dans l’amour. Il a marché sur les traces du Seigneur en ce qui, selon la nature, est peut-être pour le cœur humain le plus difficile, qui semble même impossible : comme le Sauveur lui-même, il a accompli le commandement de l’amour des ennemis. L’Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté e son Père jusqu’à la mort sur la croix (Ph 2,8), voit en esprit devant lui tous ceux qui suivront sur cette voie.
– Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Édith Stein) (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

 

Nous étions dans la nuit de l’ignorance avant de trouver le salut de Jésus Christ. Avant que Dieu aie pris le corps humain afin de mourir et ressusciter pour nous, nous étions dans l’incapacité de voir son chemin de la vie éternelle. La vérité nous libère. Le salut du Christ nous délivre ainsi de nos souffrances. La naissance de l’enfant Jésus nous révèle la vérité et le chemin de salut. C’est de choisir l’amour qui vient par le pardon. La paix est enfin possible par cet amour. Le pardon, c’est de savoir souffrir jusqu’à mourir pour l’amour. Nous passons la nuit bénie au moment de Noël pour cela.

Quand nous savons souffrir, la souffrance est une matière de méditation et la mort la cause du salut. Nous pouvons rencontrer Dieu qui est l’origine et la fin de l’amour par cette souffrance et par la mort bénie. L’enfant Jésus nous est donné pour montrer ce mystère. Jésus incarne la vérité de l’amour. Il nous dit : « Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

– Eden J.W. Park 26/12/2015

Luc 2:13-14 Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime.

evangile-noel 24/12/2015 Luc 2,1-14 : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2:1-14

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maisonet de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient de hors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime. »

 

Que cette histoire nous remplit infiniment de la joie! Nous revenons à cette histoire chaque année avec une longue attente du salut dans notre âme. Une troupe céleste innombrable acclame « gloire à Dieu et paix sur la terre » avec l’ange de Noël. Quel beau spectacle devant les bergers et dans cette petite ville bénie de Bethléem! Notre sauveur le Christ, le nouveau-né de Marie, est couché dans une mangeoire comme un agneau d’offrande pour la paix du monde et surtout pour la gloire à Dieu au plus haut des cieux. Le plus humble sur la terre est ainsi élevé au plus haut des cieux. L’amour saint, la paix et la grâce de Dieu viennent en premier aux plus humbles. Le Noël n’était pas la fête des riches mais celle des pauvres à son origine. Mais nous sommes tous des pauvres devant Dieu, car, soit riche soit pauvre, nous somme tous pauvres par notre âme. Nous sommes tous à l’égalité dans ce sens devant Dieu. Jésus est venu pour notre âme pauvre mais pas pour juger la différence de notre apparence. Pour nous tous les pauvres de l’âme, Joyeux Noël!

– Eden J.W. Park 24/12/2015

Luc 1:64 Sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.

evangile-zacharie-desert Luc 1,57-66 : Sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2:16-21

Zacharie se tait et perd la parole jusqu’à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole. Que signifie le silence de Zacharie sinon que la prophétie a disparu, et qu’avant l’annonce du Christ, elle s’ouvre à son avènement, elle devient claire pour l’arrivée de celui qui était prophétisé. La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix (Mt 27,51). Si Jean s’était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte.

 

La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix ; car on demandait à Jean, qui annonçait déjà le Seigneur : « Toi, qui es-tu? » Et il a répondu : « Je suis la voix qui crie dans le désert ». La voix, c’est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole : « Au commencement était le Verbe ». Jean, c’est la voix pour un temps ; le Christ, c’est le Verbe au commencement, c’est le Verbe éternel.

– Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone ‘Afrique du Nord) et docteur de l’Église

 

Le silence de Zacharie ainsi que son séjour dans le désert nous rappelle l’oracle de Dieu, donné à Osée :

« Eh bien, c’est moi qui vais la séduire. Je la conduirai au désert et je regagnerai sa confiance. Et de là-bas je lui rendrai ses vignobles et je ferai de la vallée de Akor une porte d’espérance et là elle répondra comme au temps de sa jeunesse au jour où elle monte du pays d’Egypte. Et il adviendra en ce jour-là. » (Osée 2, 16-22)

Dieu nous conduit souvent au désert ou au silence pour nous annoncer une prophétie ou un oracle. Une porte d’espérance s’ouvre dans ce traversé du désert qui peut se traduire comme bénédiction. Le silence, l’absence de la voix, l’obscurité stérile sont finalement des signes de l’avènement du salut dans la voie divine. C’est le mystère de la vie des saints. Saint Jean Baptiste est le fruit du silence de Zacharie, celui du désert où Zacharie est appelé pour regagner sa confiance en Dieu. L’espoir vient ainsi de la voix qui crie dans le désert. Le Christ vient par la voix du désert et cette voix est toujours présente parmi nous aujourd’hui dans le silence.

– Eden J.W. Park 23/12/2015

Luc 1:48 Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

evangile-marie-magnificat Luc 1,46-56 : Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1:46-56 

En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. » Marie resta avec Elisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

 

D’où vient cela? De ce que le Seigneur est avec toi(Luc 1,28), le Seigneur qui a fait de ses dons tes mérites. Voilà pourquoi l’on dit que tu le magnifies : parce que toi-même tu es magnifiée en lui et par lui. Ton âme magnifie donc le Seigneur seulement en ce sens que toi-même tu es magnifiée par lui…, car tu es le réceptacle du Verbe, le cellier du vin nouveau qui enivre la sobriété des croyants. Tu es la Mère de Dieu.

– Adam de Perseigne(? – 1221), abbé cistercien

 

Marie est bienheureuse pour tous les âges, magnifiée par le Seigneur, élevée comme mère de Dieu par son enfantement de Jésus par l’Esprit Saint. Elle est pourtant une femme humble et modeste, presque invisible dans la société. Le regard de Dieu s’est dirigé vers une femme sans pouvoir et sans richesse. L’espoir, la foi et l’amour sont les trois dons de Dieu, mais le meilleure don des trois dons est l’amour. Marie incarne le don de l’amour. C’est à cet amour que nous sommes en fait tous appelés. Nous avons reçu l’amour afin de le donner pour la gloire de Dieu dès notre naissance renouvelée par le baptême. C’est ainsi le magnificat de l’âme de Marie que nous partageons non seulement aujourd’hui mais aussi à travers tous les âges. Tout cela c’est grâce à son obéissance à l’Esprit Saint. C’est pour cette obéissance que Marie a son mérite d’être vénérée pour tous les âges. Nous serons aussi bienheureux(ses) dans la sainteté en réalisant cette obéissance à l’amour divin comme Marie l’a montré par son exemple. Marie est l’origine de toutes les âmes saintes ayant conçu Jésus dans son corps par l’amour divin.

– Eden J.W. Park 22/12/2015

Luc 1:42 La vie de sainteté

evangile-source Luc 1, 39-45 : La vie de sainteté

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1:42 

« Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. »

 

Nous entrons dans la vie de sainteté quand nous commençons une nouvelle vie avec le Seigneur. La vie change du fond car son maître n’est plus nous-même. Quand Adam a été créé, il a reçu la volonté libre de Dieu. Cette volonté ne vient pas d’Adam. Elle vient de Dieu. Celle qui est à Dieu va être rendue à Dieu. Si nous acceptons le Seigneur comme maître de notre vie, cela ne signifie pas que nous abandonnons notre volonté libre, mais que nous acceptons l’origine de notre volonté libre comme le Seigneur. Notre Seigneur est libre de tous. Nous serons complètement libre quand notre volonté libre se base sur le Seigneur. C’était cela le sens originaire de la volonté libre. Cela a signifié dès son origine le choix d’accepter le Seigneur comme le maître de notre vie.

Nous allons vivre la vie de sainteté dans notre vie par ce don merveilleux du Seigneur. C’est dans ce sens là que la volonté libre était la grâce merveilleuse de Dieu. Il nous a permis de vivre sa vie de créateur dans notre vie de créature. Nous pouvons confier par conséquent tous nos choix et toutes nos décisions à la volonté du Seigneur par cette grâce. Nous pouvons vivre ainsi une harmonie parfaite avec l’univers créé par le Seigneur et notre vie peut devenir une louange céleste à travers sa volonté.

Même si nous sommes momentanément dans la souffrance physique et psychologique, la volonté de Dieu transforme cette douleur impitoyable en louange de la nouvelle vie. Cet univers a été justement créé pour cela. La nature souffre aussi comme nous mais sa souffrance ne sert que pour la louange de la création comme le Seigneur l’a souhaité. Tous les instants de la vie deviennent ainsi la beauté sublime. Les moments de souffrance ne deviennent plus la scène du mal, mais celle de joie pleine de passions merveilleuses avec la louange par la prière. Le monde sera sanctifié par cet outil de souffrance comme la lumière de feu est vivifiée de plus en plus par la consommation lente des matériaux dans sa transformation. La vie de sainteté est de vivre comme la lumière et du sel, outil de purification du monde selon la volonté de Dieu. C’est la seule voie qui nous libère de la souffrance physique et psychologique et qui nous fait vivre la liberté. Le Seigneur est libre de toutes les formes du mal. Acceptons le Seigneur comme maître de notre vie.

Si nous croyons Jésus comme le Christ, nous sommes invités dans son chemin de croix. Nous passons indirectement par ses souffrances physiques et psychologiques afin d’arriver à notre salut comme Jésus nous en a parlé et comme il nous a montré l’exemple par sa vie. Nous marchons dans son chemin de croix en abandonnant notre désir terrestre qui cherche le salut dans le plaisir de la terre et dans le confort matériel et physique pour le bonheur de la terre. Le plaisir et le bonheur prennent leur sens s’ils se dirigent vers le Ciel comme Jésus a multiplié les nourritures afin de glorifier le Ciel et de faire la volonté du Seigneur pour les noces de Cana. La vie de foi consiste à se diriger vers le Ciel d’où le Seigneur nous appelle et de ne pas finir notre vie dans la mort sur la terre. Cela nous amène aussi à un raisonnement humain, des questions aveugles du monde :

Qui va garantir la vie après la mort? Est-ce qu’il existe vraiment le Ciel où est Dieu? Qui va garantir que la vie après la mort est meilleure que la vie sur la terre? Qui va être sûr avant la mort que la mort n’est pas la fin de tout? Qu’est-ce que c’est que le vrai salut si le plaisir physique et la richesse matérielle ne sont pas des vraies solutions qui nous sauvent des angoisses et de survie pénible de tous les jours? Quelle est la raison pour choisir la vie de sainteté qui semble s’opposer à toutes les attentes de notre vie sur la terre? Mais c’est pourquoi les paroles de Jésus nous sont données comme la réponse à toutes ces questions par la grâce du père, notre Dieu qui est aux Cieux.

La vie de sainteté nous permet de vivre une vie d’un homme libre et de vivre comme nous sommes créés au moment de la création du monde dans le vrai sens de notre vie. C’est finalement par cette vie de sainteté que nous pouvons vivre une vraie vie prolongée jusqu’à l’éternité dans le Ciel. C’est pour ne pas nous soumettre à la mort et à l’esclavage de la souffrance et à la force du mal. C’est pour choisir une vie fondée sur la foi véritable qui apporte le salut. C’est pour vivre la volonté du Seigneur, Dieu de l’amour plutôt que ma propre volonté terrestre et l’orgueil humain. C’est pour terminer notre vie séquestrée dans la rupture spirituelle et isolée de l’amour sublime qui a rendu possible la création de cet univers. Ainsi la volonté libre sans rapport avec Dieu, l’orgueil est l’origine de tous les péchés mortels. La foi est pour vivre la joie et l’amour saint qui se renouvellent éternellement et qui ne se tarissent pas par la souffrance et par la mort.

– Eden J.W. Park  21/12/2015

Matthieu 21:23-27 Le baptême de Jean et la Porte de la Miséricorde

evangile-porte-misericorde La porte de la Miséricorde

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21:25 

« Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel ou des hommes?

 

« Entrer par cette Porte signifie découvrir la profondeur de la miséricorde du Père qui nous accueille tous et va à la rencontre de chacun personnellement. Cette Année Sainte sera une Année pour grandir dans la conviction de la miséricorde.

Abandonnons toute forme de peur et de crainte, parce que cela ne sied pas à celui qui est animé; vivons plutôt la joie de la rencontre avec la grâce qui transforme tout.

Aujourd’hui en franchissant la Porte Sainte, nous voulons aussi rappeler une autre porte que, il y a cinquante ans, les Pères du Concile Vatican II ont ouverte vers le monde.

Le Concile a été une rencontre. Une rencontre marquée par la force de l’Esprit qui poussait son Eglise à sortir des obstacles qui pendant de nombreuses années l’avaient refermée sur elle-même.

C’était la reprise d’un parcours pour aller à la rencontre de tout homme là où il vit: dans sa ville, dans sa maison, sur son lieu de travail… partout où il y a une personne, l’Eglise est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Évangile. »

-Pape François, Homélie de la messe du 8 décembre 2015

 

« Le baptême de Jean, d’où venait-il? du ciel ou des hommes? » Cette question de Jésus nous adresse au fond de notre foi. Notre foi vient-il du ciel ou des hommes? Si cela vient des hommes, ce serait une sorte d’humanisme sous forme de la religion mais si cela vient du ciel, ce sera la foi donnée par l’Esprit Saint. C’est pourquoi la miséricorde n’est pas la même chose chez les hommes et dans l’intention divine. Si cela vient des hommes, ce n’est pas par la foi mais par l’humanisme que cela prend le sens. Si cela vient du ciel, c’est par la foi que cela a sa propre signification. C’est certainement par l’Esprit Saint qu’on peut savoir ce que c’est la Miséricorde divine mais ce ne sera pas par quelconque conviction personnelle ou par l’expérience humaine de la rencontre émouvante. L’homélie du pape François nous fait comprendre cette dimension spirituelle de la Miséricorde divine. Partout où il y a une personne, l’Eglise est appelée à la rejoindre pour lui apporter la joie de l’Évangile. C’est par nos efforts d’évangélisation vers la foi chrétienne que la Miséricorde divine prend le vrai sens.

– Eden J.W. Park 14/12/2015

 

Matthieu 11:16-19 La sagesse de Dieu

 

evangile_jugement_matt Matthieu 11,16-19 : La sagesse de Dieu à travers ce qu’elle fait

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11:16-19 

A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d’autres en disant : « Nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine. » Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l’on dit: « C’est un possédé! » Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit : « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs. » Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers ce qu’elle fait.

 

Nous ne jugeons pas notre Dieu. C’est Dieu qui nous juge. Nous sommes à la pitié de Dieu, notre créateur et ce n’est pas Dieu qui sera à notre pitié. Tel orgueil des hommes est l’origine de tous nos péchés dans ce monde. La sagesse de Dieu est juste par ce qu’elle fait, mais la sagesse de l’homme se limite souvent à ce qu’elle ne fait pas. L’acte jugera la pensée mais Dieu jugera aussi l’homme qui pense sans acte.

– Eden J.W. Park  11/12/2015

 

Luc 5:24 Le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés.

évangile-pardonner-guérison Luc 5,17-26

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 5:24 

« le Fils de l’homme a autorité sur la terre pour pardonner les péchés, – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison. »

 

Hâte-toi donc, Seigneur; viens vite! Vois les larmes des pauvres; vois, la plainte des captifs monte jusqu’à toi (Ps 78:11). Quel temps de bonheur, quel jour aimable et désiré, quand la voix du Père s’écrie: « A cause de la misère des malheureux et des larmes des pauvres, maintenant je me lève » (Ps 11:6)… Oui, Viens nous sauver, Seigneur, viens toi-même, car il n’y a plus de saints (Ps 11:2).

 

Jésus nous guérit de la paralysie physique mais il nous guérit aussi de la paralysie spirituelle.  Cette maladie ne vient que de nos péchés si on cherche son origine. Nous pouvons nous relever grâce au pardon de Dieu comme Jésus nous le montre par la guérison miraculeuse. Dieu nous pardonne de nos péchés. La guérison prend son sens par le pardon. Si nous ne sommes pas pardonnés, notre guérison n’est pas définitive.

– Eden J.W. Park  07/12/2015