La richesse du Ciel

evangile-sang-jesus La richesse du Ciel

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2:1-11

En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.
Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent.
Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié
et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »
Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

 

La richesse du Ciel

Seigneur, tu es bon et nous sommes bénis par ta grâce.
Six jarres de pierre, remplies d’eau déversent du vin.
Tu as purifié les jarres pour qu’elles produisent le miracle.
Tu nous as donné le bon vin du Ciel pour la noce de Cana.
Gloire au Seigneur, ton Fils, maître de la vigne, sois béni.
La vraie richesse ne vient pas de la terre mais du Ciel.
Elle est infinie, éternelle, pleine de bonté et glorieuse.
Elle vient de tes mains qui purifient nos jarres, nos âmes.
Oui, le meilleur vin est gardé pour la fin du festin du monde.
Notre salut est ton sang purifié à la croix et versé à nos âmes.
Tu nous as montré la richesse du Ciel par le sang de ton Fils,
Les six jarres sont remplies du vin nouveau, ton sang sacré.
C’est ton sang précieux qui renouvelle nos âmes, nos jarres.
Tu nous remplis de la vraie richesse du Ciel par ton amour.
Gloire à Dieu, notre Seigneur, ton fils Jésus, sois béni.

Eden J.W. Park 17/01/2016

Comme un olivier qui attend la colombe.

 

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 2:1-12

Quelques jours après la guérison d’un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l’on apprit qu’il était à la maison.
Tant de monde s’y rassembla qu’il n’y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole.
Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes.
Comme ils ne peuvent l’approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé.
Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »
Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes :
« Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu’ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ?
Qu’est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ?
Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s’adressa au paralysé –
je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. »
Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

 

La foi

Croire en Dieu, croire au Ciel, croire en Jésus.
J’aime autant vivre sur terre qu’au Ciel comme Jésus.
Quand le Ciel me semble fermé, j’ai encore Jésus sur terre.
J’aime Jésus chaque jour comme au dernier jour de ma vie.
Car je peux voir Dieu grâce à Lui avec mon âme pardonnée.
Tout ce que j’ai fait sur terre est pardonné grâce à Lui.
J’aime autant Jésus que Dieu car ils sont le même Dieu.
J’aime Dieu qui m’a donné Jésus comme agneau immolé.
Je remercie le Seigneur avec ma foi de l’aube à la nuit
Comme un olivier qui attend la colombe.

J’aime la vie, j’aime Dieu, j’aime Jésus.
Croire en Dieu, croire au Ciel, croire en Jésus.
Je vis tous les jours dans la joie grâce à ma foi en Jésus.
C’est la foi en Jésus qui m’a sauvé.
Croire, c’est encore mieux que guérir.
Mon âme est aussi importante que le corps.
J’ai ma récompense au Ciel, la vie éternelle grâce à Jésus.
Croire, c’est  retourner dans les bras de l’Amour, Dieu, mon père.
Je remercie le Seigneur avec ma foi de l’aube à la nuit
Comme un rosier qui embaume le Ciel.

Eden J.W. Park  15/01/2016

Purifie-moi.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1:40-45

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de Jésus ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.

 

Purifie-moi.

Nous attendons ta douceur, ta force, ta grâce du Ciel.
Seigneur, purifie-moi pour que je puisse les recevoir.
Car je ne suis qu’un pauvre pécheur devant toi
Comme une rose qui a perdu ses pétales et son parfum.
Je me mets à genoux en te suppliant de me regarder
Comme une chandelle qui se fond en larmes de flamme.

Nous attendons ta douceur, ta force, ta grâce du Ciel.
Seigneur, purifie-moi pour que je puisse les vivre.
Car je ne suis pas digne de tes grâces, de ton pardon
Comme un lépreux qui a perdu toute la beauté de la vie.
Je viens devant toi Jésus comme un oiseau blessé.
Pardonne-moi, purifie-moi de mes péchés impurs.

Je veux voler de nouveau vers toi en chantant dans la joie.
Je veux répandre le parfum des plus belles fleurs pour toi.
Purifie-moi, pardonne-moi, donne moi une seule parole.
Je serai heureux. Je revivrai joyeusement en toi. Je serai guéri.
Purifie-moi, pardonne-moi, donne moi tes mains , Jésus.
Je vivrai le reste de ma vie comme un petit oiseau joyeux.

Eden J.W. Park 14/01/2016

Prier dans la solitude.

evangile-solitude-2 Prier dans la solitude.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1:29-39

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

 

Prier dans la solitude.

Ô Marie, mère céleste qui connaît le Ciel, conduis nous vers ton âme.
Tu es belle comme une rose à l’aube, touchée par le soleil si puissant.
Ton fils Jésus est joyeux grâce à ta prière dans la beauté de ton amour.
Prier dans la solitude, c’était là, ton secret, ta beauté et ta grâce céleste.

Ô Jésus, fils de l’homme, fils de Dieu, conduis nous vers ton cœur saint.
Tu es le seul sauveur du monde, une étoile du berger nous guide vers toi.
Tu es parmi nous, les aveugles, les paralysés, les malades et les pécheurs.
Prier dans la solitude, c’était  là, ta solution, ta source de salut dans la Trinité.

Viens Marie, viens Jésus à mon secours, au secours des pécheurs d’ici-bas.
Le désert crie, la montagne crie et la mer crie. La solitude crie vers le Ciel.
Viens Marie avec tes roses de chapelet, avec les larmes de solitude mais bénies.
Viens Jésus avec ton cœur sacré, couronné par les épines mais béni en Trinité.

Eden J.W. Park 13/01/2016

Tu es le Saint de Dieu.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1:21-28

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

 

Tu es le Saint de Dieu.

Jésus, tu es le Saint de Dieu et Dieu saint.
Tu nous aimes. Tu es miséricordieux comme Dieu.
Tu nous guéris. Tu es miséricordieux comme Dieu.
Tu es notre sauveur, notre Christ, notre salut.

Jésus, tu es le Saint de Dieu et Dieu saint.
Tu nous sauves par tes paroles de vérité comme Dieu.
Tu nous amènes au Ciel par l’Esprit Saint comme Dieu.
Tu es notre sauveur, notre Christ, notre salut.

Jésus, tu es le Saint de Dieu et Dieu saint.
Nous t’attendions depuis Abraham comme les brebis.
Nous t’appelions comme maître depuis Pierre apôtre.
Car tu es notre Christ, notre salut, notre sauveur.

Viens Jésus dans mon cœur et dans ma vie comme maître.
Viens Jésus dans mon désespoir et dans mes pénitences.
Viens Jésus avec l’Esprit Saint et avec Dieu, notre père.
Tu es notre sauveur, notre Christ, notre salut.

Eden J.W. Park 12/01/2016

Dix consolations du Seigneur

evangile-consolation Dix consolations du Seigneur

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1:14-20

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

 

Dix consolations du Seigneur

Seigneur, tu m’as consolé , le miel de ta paix a guéri mon âme.

Tu es venu dans mes angoisses et ta douceur a chassé la peur.
J’ai pu parler tranquillement de mon bonheur grâce à ta consolation.

Seigneur, tu m’as consolé avec ta sainte paix qui purifiait mon âme.
Tu es venu vers moi dans le désert avec ta manne et je n’ai plus faim.
J’ai pu me réjouir avec la bénédiction de tes paroles de feu et de vent.

Seigneur, tu m’as consolé avec tes paroles qui caressaient mon âme.
Tu es venu dans mon corps, dans mes oreilles, dans mes mains avec ta bénédiction.
J’ai pu prier grâce à ta force qui m’amenait à la porte du Ciel dans l’adoration.

Seigneur, tu m’as consolé avec ta miséricorde qui touchait mon âme.
Tu es venu parmi les plus démunis en apparence, les plus pauvres de l’âme.
J’ai pu devenir leur frère grâce à ta charité qui m’apportait la richesse du Ciel.

Seigneur, tu m’as consolé par la rencontre des gens qui réchauffaient mon âme.
Tu es venu dans leur amitié afin de les inviter à m’accueillir avec la sagesse.
J’ai pu surmonter mes épreuves grâce à tes serviteurs que tu m’a envoyés.

Seigneur, tu m’as consolé par les remerciements des inconnus, doux à mon âme.
Tu es venu grâce à leurs mots gentils qui me donnaient courage au milieu des maux décourageants.
J’ai pu revenir à la joie de la vie par leur douce humilité, grâce à ton inspiration.

Seigneur, tu m’as consolé toute ma vie par les prêtres, qui sanctifiaient mon âme.
Tu es venu dans ma soif chaque fois par leurs bons conseils et leurs sacrements précieux.
J’ai pu garder ma patience et mon salut grâce à leur passion et aux fruits de leur bénédiction.

Seigneur, tu m’as consolé par le sourire des enfants qui appelaient mon âme .
Tu es venu parmi eux pour m’accueillir à bras ouverts  avec le visage des anges.
J’ai pu supporter les difficultés de ma famille et mon désespoir grâce à leur allégresse.

Seigneur, tu m’as consolé par la prière des saints et saintes qui élevaient mon âme au Ciel.
Tu es venu jusqu’à nous, pécheurs, par ta sainte Trinité à travers leurs prières et pénitences.
J’ai pu obtenir ta promesse de la rédemption de mes péchés grâce à leurs sacrifices.

Seigneur, tu m’as consolé par les miracles, par tes réponses qui calmaient mon âme.
Tu es venu dans ma prière à travers tes paroles d’Évangile et par le Saint Esprit.
J’ai pu voir le Ciel grâce à la vision que tu m’as donnée dans le Saint Sacrement.

Eden J.W. Park 11/01/2016

Marc 6:50 Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur !

evangile-marcher-sur-leau Marc 6:50 Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur !

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6:45-52

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.
Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur, car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

 

La foi se manifeste non seulement au moment tranquille de la vie quotidienne mais aussi au moment exceptionnel de tribulation. La peur est en général un signe de manque de confiance en soi-même avant qu’elle se dresse contre les autres, mais en particulier c’est un signe de manque de foi, le fruit de notre péché originel au fond. Tant qu’il y a la peur dans le cœur, le péché a son pouvoir sur notre âme. Le péché nous éloigne de notre créateur et il nous empêche d’avoir la foi avec quoi nous somme créés dès le début de la création de notre être. Les péchés et la peur nous séparent de Dieu, mais Dieu notre créateur vient vers nous et nous tendre la main par Jésus. C’est cette scène que nous trouvons ici dans cette apparition émouvante de Jésus sur l’eau qui vient vers ses disciples et monter sur leur barque. Les âmes de ses disciples, pris par peur, étaient obscurcis par la perte de la foi.

Quand Jésus est apparu sur la mer en marchant sur l’eau, ses disciples avaient peur et ils ont perdu soudainement leur confiance en Jésus. Ils l’ont considéré comme un fantôme. Où se trouve-elle leur foi? Jésus leur a enseigné la vérité sur la foi et la raison pour laquelle il était venu dans ce monde déjà plusieurs fois devant les foules à travers les miracles complètement surnaturelles et spectaculaires. Ils ont déjà vu les miracles comme multiplication des pains et la guérison des malades. Cela ne leur ai pas causé pourtant une tel peur et une telle manque de confiance. Pourquoi la perte de la foi est-elle survenue tout d’un coup dans leur âme à ce moment de l’apparition?

La peur qui règne leur barque ne vient pas du fait que Jésus a marché sur l’eau. Elle vient du pouvoir du mal qui a pris leur âme. C’est le mal qui leur a fait voir l’image de fantôme sur la figure de Jésus, leur maître qu’ils connaissaient depuis longtemps. Jésus chasse cette illusion, fausse image du mal dans le regard de ses disciples. C’est pourquoi Jésus leur a dit « Confiance! c’est moi ; n’ayez pas peur! »

La confiance en Jésus donne la foi et elle la fortifie. Cette confiance, Jésus seul peut nous la donner. Nous recevons d’abord le don de confiance en Jésus par Dieu et il vient après la confiance solide comme la montagne en notre vie. Et la vraie foi en Dieu se consolide finalement à travers cette confiance. C’est Jésus qui nous apporte tout cela et qui nous construit dans une nouvelle vie fondée sur la foi en l’Amour de Dieu avec la réconciliation promise. Car il était dès le début avec Dieu notre père et c’était lui le Verbe, créateur du ciel et la terre au début de la création de l’univers.

Jésus est le Verbe qui a pris le corps humain afin de réaliser la rédemption du péché et le pardon du Seigneur comme l’Évangile le témoigne. La nouvelle création commence par Jésus. C’est ainsi qu’il marchait sur la mer comme le Verbe s’est promené sur l’eau de l’océan qu’il a crée au début de la création de l’univers. Jésus a dit aux apôtres que celui qui l’a vu a vu le père. Il est venu dans ce monde pour nous donner la vraie confiance en Dieu et la fortifier comme véritable foi, un rempart spirituel qui nous protège de l’armée des anges déchus. Le mal est vaincu par Jésus.

Il marche sur l’eau en anéantissant la peur des hommes, le citadelle illusoire du mal, fausse image du monde régné par les péchés. Dieu est miséricordieux et il est venu sur la terre. Ce miracle de Jésus nous montre bien qu’il est fils de Dieu, le Christ.

Tout est possible pour Jésus car c’était lui le Verbe. Il a pris le corps par l’âme pure et céleste de Marie, une âme qui a été préparée par le Seigneur avant la naissance de Jésus. Nous les hommes ne voyons qu’un seul fait d’un seul instant mais rien est un fait séparé et isolé dans le temps de Dieu. Tout est déjà inscrit dans le temps de Dieu, notre Seigneur et tous les instants que nous vivons dans son temps font partie de sa création continue dans l’éternité. Nous ne savons pas le sens profond de notre vie avant que le créateur lui-même nous le révèle par sa volonté et par son histoire sainte.

Jésus marche sur la mer pour montrer cette volonté de Dieu le père et son histoire de la nouvelle création qui continue encore aujourd’hui par l’Évangile et son Église sur terre. Jésus, c’était lui, le Verbe incarné. Amen.

– Eden J.W. Park 06/01/2016

Marc 6:41 Il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

evangile-multiplication-2 Marc 6:41 Il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6:34-44

En ce temps-là, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.
Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive.
Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. »
Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
Jésus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » S’étant informés, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur l’herbe verte.
Ils se disposèrent par carrés de cent et de cinquante.
Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
Et l’on ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.

 

Sainte Catherine a entendu Jésus lui dire : « C’est toute l’Essence divine que vous recevez en ce très doux sacrement, sous cette blancheur du pain. Comme le soleil est indivisible, ainsi Dieu se trouve tout entier et l’homme tout entier dans la blancheur de l’hostie. Même si on divisait l’hostie en mille et mille miettes s’il était possible, en chacune je suis encore, Dieu tout entier, homme tout entier, comme je t’ai dit…

    « Supposons qu’il y ait plusieurs personnes à venir chercher de la lumière avec des cierges. L’une apporte un cierge d’une once, l’autre de deux onces, un troisième de trois onces, celle-ci d’une livre, celle-là, de plus encore. Toutes s’approchent de la lumière et chacune allume son cierge. Dans chaque cierge allumé, quel que soit son volume, l’on voit désormais la lumière tout entière, sa couleur, sa chaleur et son éclat… Voilà ce qui arrive à ceux qui s’approchent de ce sacrement. Chacun apporte son cierge, c’est-à-dire le saint désir avec lequel il reçoit et prend ce sacrement. Le cierge est éteint, et il s’allume lorsqu’on reçoit ce sacrement. Je dis qu’il est éteint parce que par vous-mêmes vous n’êtes rien. Je vous ai donné, il est vrai, la matière avec laquelle vous pouvez recevoir et conserver en vous cette lumière. Cette matière, c’est l’amour, parce que je vous ai créés par amour ; c’est pourquoi vous ne pouvez pas vivre sans amour. »

– Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe, Le Dialogue (trad. Hurtaud, 1931, t. 2 p.4 -5)

 

La multiplication des pains vient de l’Amour. C’est pourquoi notre nourriture est la bénédiction du Seigneur. Le vrai miracle est dans l’Amour autant que dans le fait symbolique que cinq pains et deux poissons sont multipliés pour cinq mille hommes. Le visible prend son sens dans l’invisible. C’est l’Amour qui donne le sens dans notre vie et aussi dans notre survie.

– Eden J.W. Park 05/01/2016

Matthieu 4:17 Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche.

evangile-ryaume-cieux-enfants Matthieu 4 : 17 Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche.
Photo par Eden J.W. Park Copyright 2016

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4:12-17, 23-25

En ce temps-là, quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.
Sa renommée se répandit dans toute la Syrie. On lui amena tous ceux qui souffraient, atteints de maladies et de tourments de toutes sortes : possédés, épileptiques, paralysés. Et il les guérit.
De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et de l’autre côté du Jourdain.

 

« Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée »

Comme le soleil est la joie
de ceux qui recherchent son jour,
ainsi ma joie c’est le Seigneur,
car il est mon soleil.
Ses rayons m’ont redressé,
sa lumière a dissipé toute ténèbre de mon visage.

Grâce à lui j’ai acquis des yeux,
et j’ai vu son jour saint ;
j’ai eu des oreilles
et j’ai entendu sa vérité ;
j’ai eu la pensée de la science
et par son moyen je me suis réjoui.

J’ai abandonné la route de l’erreur,
je suis allé vers lui,
et j’en ai reçu généreusement le salut.
Il m’a donné, selon sa bienveillance,
et sa beauté m’a façonné.
En son nom, j’ai revêtu l’incorruptibilité,
j’ai abandonné la corruption par sa grâce.

La mortalité a disparu de devant mon visage,
le séjour des morts a été anéanti par ma parole,
une vie immortelle est montée en la terre du Seigneur.
Elle a été révélée à ses croyants
et accordée sans réserve
à tous ceux qui se confient en lui.
Alléluia !

– Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)

Matthieu 2:2 Nous avons vu son étoile à l’orient.

evangile-trois-mages Matthieu 2 : 2 Nous avons vu son étoile à l’orient.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2:1-12

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

Frères, suivons les mages, quittons nos mœurs païennes. Partons ! Faisons un long voyage pour voir le Christ. Si les mages n’étaient pas partis loin de leur pays, ils n’auraient pas vu le Christ. Quittons nous aussi les intérêts de la terre. Tant qu’ils restaient dans leur pays, ce n’est que l’étoile que les mages voyaient ; mais quand ils ont quitté leur patrie, ils ont vu le Soleil de justice (Ma 3,20). Disons mieux : s’ils n’avaient pas généreusement entrepris leur voyage, ils n’auraient même pas vu l’étoile. Nous aussi, levons-nous donc, et même si tout le monde à Jérusalem se trouble, courons là où se trouve l’Enfant…

      « Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère ; et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent leurs présents. » Quel motif les a poussés à se prosterner devant cet enfant ? Rien de remarquable dans la Vierge ni dans la maison ; pas un objet capable de frapper le regard et de les attirer. Et pourtant, non contents de se prosterner, ils ouvrent leurs trésors, des cadeaux qu’on n’offre pas à un homme, mais seulement à Dieu — l’encens et la myrrhe symbolisent la divinité. Quelle raison les a poussés à agir de la sorte ? La même qui les avait décidés à quitter leur patrie, à partir pour ce long voyage. C’est l’étoile, c’est à dire la lumière dont Dieu avait rempli leur cœur et qui les conduisait peu à peu à une connaissance plus parfaite. S’il n’y avait pas eu cette lumière, comment auraient-ils pu rendre de tels hommages alors que ce qu’ils voyaient était si pauvre et si humble ? S’il n’y a pas de grandeur matérielle, mais seulement une crèche, une étable, une mère dénuée de tout, c’est pour que tu voies plus nettement la sagesse des mages, pour que tu comprennes qu’ils sont venus non pas à un homme, mais à un Dieu, leur bienfaiteur.

– Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église
Homélies sur St Matthieu, 7-8 (trad. Véricel, l’Evangile commenté, p. 50 rév)