2.08 La voix de mon bien-aimé ! C’est lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,
2.09 mon bien-aimé, pareil à la gazelle, au faon de la biche. Le voici, c’est lui qui se tient derrière notre mur : il regarde aux fenêtres, guette par le treillage.
2.10 Il parle, mon bien-aimé, il me dit : [LUI] Lève-toi, mon amie, ma toute belle, et viens…
2.11 Vois, l’hiver s’en est allé, les pluies ont cessé, elles se sont enfuies.
2.12 Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle s’entend sur notre terre.
2.13 Le figuier a formé ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. Lève-toi, mon amie, ma gracieuse, et viens…
2.14 Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpées, que je voie ton visage, que j’entende ta voix ! Ta voix est douce, et ton visage, charmant.
8.06 Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. Car l’amour est fort comme la Mort, la passion, implacable comme l’Abîme : ses flammes sont des flammes de feu, fournaise divine.
8.07 Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves l’emporter. Un homme donnerait-il toutes les richesses de sa maison pour acheter l’amour, il ne recueillerait que mépris.
01 Bien-aimés, ne vous fiez pas à n’importe quelle inspiration, mais examinez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde. 02 Voici comment vous reconnaîtrez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui proclame que Jésus Christ est venu dans la chair, celui-là est de Dieu. 03 Tout esprit qui refuse de proclamer Jésus, celui-là n’est pas de Dieu : c’est l’esprit de l’anti-Christ, dont on vous a annoncé la venue et qui, dès maintenant, est déjà dans le monde. 04 Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous avez vaincu ces gens-là ; car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde. 05 Eux, ils sont du monde ; voilà pourquoi ils parlent le langage du monde, et le monde les écoute. 06 Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas. C’est ainsi que nous reconnaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur. 07 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu. 08 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. 09 Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui. 10 Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
L’Église connaît deux genres de vie qui lui ont été révélés et recommandés par Dieu. L’une de ces vies est dans la foi, l’autre dans la vision ; l’une pour le temps du voyage, l’autre pour la demeure d’éternité ; l’une dans le labeur, l’autre dans le repos ; l’une sur la route, l’autre dans la patrie ; l’une dans le travail de l’action, l’autre dans la récompense de la contemplation.
La première est symbolisée par l’Apôtre Pierre, la seconde par Jean. La première est en action jusqu’à la fin du monde, avec laquelle elle trouvera sa propre fin ; la seconde doit attendre son accomplissement après la fin de ce monde, mais dans le monde futur elle n’a pas de fin. C’est pourquoi il est dit à Pierre : Suis-moi, et au sujet de saint Jean : Si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire ? Mais toi, suis-moi.
Suis-moi en supportant les maux temporels, à mon imitation ; lui, qu’il reste jusqu’à ce que je vienne lui donner les biens éternels. Ce qui peut se dire plus clairement ainsi : Que l’action parfaite vienne à ma suite, modelée à l’exemple de ma passion ; que la contemplation, qui ne fait que commencer, reste jusqu’à ce que je vienne, pour obtenir son accomplissement lorsque je viendrai.
Suivre le Christ en allant jusqu’à la mort, c’est la plénitude de la patience ; rester jusqu’à ce que le Christ vienne, c’est la plénitude de science qui doit le faire connaître. Ici, on supporte les maux de ce monde sur la terre des mourants ; là on verra les biens du Seigneur sur la terre des vivants.
Lorsque le Seigneur dit : Je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, il ne faut pas l’entendre comme s’il avait dit « rester », au sens de rester en arrière ou de s’installer, mais au sens d’attendre. Car ce que saint Jean symbolise ne doit pas s’accomplir maintenant, mais quand le Christ reviendra. Au contraire ce que symbolise saint Pierre, à qui il est dit : Toi, suis-moi, ne parviendra à l’objet de son attente que s’il agit de maintenant.
Mais que personne ne sépare ces glorieux Apôtres. Tous deux se rejoignaient dans ce que Pierre symbolisait ; et en ce que Jean symbolisait, tous deux se rejoindraient plus tard. C’est symboliquement que l’un suivait et que l’autre restait. Par la foi, tous deux supportaient les maux présents de cette vie malheureuse, et tous deux attendaient les biens futurs de la béatitude.
Ce n’est pas eux seulement, c’est toute la sainte Église, l’épouse du Christ, qui agit ainsi : elle doit être délivrée de ces épreuves d’ici-bas, elle doit demeurer dans la félicité d’en haut. Pierre et Jean ont figuré ces deux vies, chacun pour l’une des deux. Mais en réalité, tous deux ont suivi la première, passagèrement, par la foi ; et tous deux jouiront de la seconde, éternellement, par la vision.
Puisque tous les saints appartiennent inséparablement au corps du Christ, afin de gouverner le vaisseau de la vie présente au milieu de tant d’orages, les clés du Royaume des cieux pour lier et délier les péchés ont été confiées à Pierre, le premier des Apôtres : et c’est encore à l’intention de tous les saints, pour qu’ils connaissent l’abri très paisible de la Vie la plus intime, que Jean l’Évangéliste a reposé sur la poitrine du Christ,
Ce n’est donc pas Pierre seul mais toute l’Église qui lie et délie les péchés ; et ce n’est pas Jean seul qui boit à la source qu’est la poitrine du Seigneur. Il a révélé par ses paroles que le Verbe, au commencement, était auprès de Dieu et était Dieu, et bien d’autres vérités sublimes sur la divinité du Christ, la Trinité et l’unité de toute la divinité. Ces vérités, qu’il doit contempler face à face dans le Royaume céleste, maintenant il doit les percevoir dans l’image confuse donnée par un miroir. Aussi est-ce le Seigneur lui-même qui répand sur toute la surface de la terre son Évangile pour que, chacun à la mesure de ses capacités, tous les croyants puissent y boire.
COMMENTAIRE DE SAINT AUGUSTIN SUR L’ÉVANGILE DE JEAN
01 CE QUI ETAIT depuis le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. 02 Oui, la vie s’est manifestée, nous l’avons vue, et nous rendons témoignage : nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée à nous. 03 Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous. Or nous sommes, nous aussi, en communion avec le Père et avec son Fils, Jésus Christ. 04 Et nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite. 05 Tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres. 06 Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité. 07 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout. 08 Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. 09 Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. 10 Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Le Seigneur, qui nous dispense la vie, a établi une alliance avec nous, le baptême, qui comporte une figure de la mort et une figure de la vie ; l’image de la mort est accomplie par l’eau ; et quant à la vie, c’est l’Esprit qui nous en fournit le premier don. Ainsi apparaît en pleine lumière l’objet de notre recherche : pourquoi l’eau est-elle jointe à l’Esprit ? C’est que le baptême vise un double but : réduire à l’impuissance l’être de péché afin de ne plus porter des fruits pour la mort ; mais aussi vivre de l’Esprit et porter des fruits qui conduisent à la sanctification. L’eau offre l’image de la mort en recevant le corps comme dans un tombeau ; l’Esprit infuse la force vivifiante en renouvelant nos âmes, qu’il fait passer de la mort du péché à la vie originelle. C’est donc cela, renaître de l’eau et de l’Esprit : la mort s’accomplit dans l’eau, et c’est l’Esprit qui produit notre vie.
C’est en trois immersions avec autant d’invocations que s’accomplit le grand mystère du baptême, afin que soit représentée la figure de la mort et que l’âme des baptisés soit illuminée par la communication de la connaissance de Dieu. Aussi bien, s’il y a dans l’eau une grâce, elle ne vient pas de la nature de l’eau, mais de la présence de l’Esprit. Car le baptême n’est pas la suppression d’une souillure extérieure, mais l’engagement envers Dieu d’une conscience droite. C’est donc pour nous préparer à la vie de ressuscités que le Seigneur nous propose de vivre selon l’Évangile, lorsqu’il nous prescrit de renoncer à la colère, de supporter le mal avec patience, de nous détacher des plaisirs, de ne pas désirer la richesse. Ainsi nous fait-il suivre la voie droite, lorsque nous adoptons à l’avance, par libre choix, ce que nous posséderons comme naturellement dans cette vie future.
C’est par l’Esprit Saint que se fait la réintégration au paradis, la montée vers le royaume des cieux, le retour à la vie des fils adoptifs. Par lui nous avons l’audace d’appeler Dieu notre Père ; il nous donne d’être en communion avec la grâce du Christ, de nous nommer fils de lumière, de participer à la gloire éternelle et, pour tout dire en un mot, d’être comblés de toute bénédiction dans ce siècle et dans le siècle à venir ; de voir dans un miroir, comme s’ils étaient déjà présents, la grâce des biens promis, dont la foi nous fait attendre la jouissance. Car si le premier don est aussi riche, qu’en sera-t-il du versement complet ? Et si les prémices sont aussi belles, qu’en sera-t-il de la plénitude totale ?
01Puis il me fut donné un roseau, une sorte de règle, avec cette parole : « Lève-toi, mesure le sanctuaire de Dieu, l’autel et ceux qui s’y prosternent. 02 Mais la cour au-dehors du Sanctuaire, tiens-la en dehors, ne la mesure pas, car elle a été donnée aux nations : elles fouleront aux pieds la Ville sainte pendant quarante-deux mois. 03 Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de toile à sac, pendant mille deux cent soixante jours. » 04 Ce sont eux les deux oliviers, les deux chandeliers, qui se tiennent devant le Seigneur de la terre. 05 Si quelqu’un veut leur faire du mal, un feu jaillit de leur bouche et dévore leurs ennemis ; oui, celui qui voudra leur faire du mal, c’est ainsi qu’il doit mourir. 06 Ces deux témoins ont le pouvoir de fermer le ciel, pour que la pluie ne tombe pas pendant les jours de leur prophétie. Ils ont aussi le pouvoir de changer l’eau en sang et de frapper la terre de toutes sortes de fléaux, aussi souvent qu’ils le voudront. 07 Mais, quand ils auront achevé leur témoignage, la Bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les fera mourir. 08 Leurs cadavres restent sur la place de la grande ville, qu’on appelle, au sens figuré, Sodome et l’Égypte, là où leur Seigneur aussi a été crucifié. 09 De tous les peuples, tribus, langues et nations, on vient regarder leurs cadavres pendant trois jours et demi, sans qu’il soit permis de les mettre au tombeau. 10 Les habitants de la terre s’en réjouissent, ils sont dans la joie, ils échangent des présents ; ces deux prophètes, en effet, avaient causé bien du tourment aux habitants de la terre. 11 Mais, après ces trois jours et demi, un souffle de vie venu de Dieu entra en eux : ils se dressèrent sur leurs pieds, et une grande crainte tomba sur ceux qui les regardaient. 12 Alors les deux témoins entendirent une voix forte venant du ciel, qui leur disait : « Montez jusqu’ici ! » Et ils montèrent au ciel dans la nuée, sous le regard de leurs ennemis. 13 Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre : le dixième de la ville s’écroula, et dans le tremblement de terre sept mille personnes furent tuées. Les survivants furent saisis de crainte et rendirent gloire au Dieu du ciel. 14 Le deuxième « Malheur ! » est passé ; voici que le troisième « Malheur ! » vient sans tarder. 15 Le septième ange sonna de la trompette. Il y eut dans le ciel des voix fortes qui disaient : « Il est advenu sur le monde, le règne de notre Seigneur et de son Christ. C’est un règne pour les siècles des siècles. » 16 Et les vingt-quatre Anciens qui siègent sur leurs trônes en présence de Dieu, se jetant face contre terre, se prosternèrent devant Dieu 17 en disant : « À toi, nous rendons grâce, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers, toi qui es, toi qui étais ! Tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. 18 Les nations s’étaient mises en colère ; alors, ta colère est venue et le temps du jugement pour les morts, le temps de récompenser tes serviteurs, les prophètes et les saints, ceux qui craignent ton nom, les petits et les grands, le temps de détruire ceux qui détruisent la terre. » 19 Le sanctuaire de Dieu, qui est dans le ciel, s’ouvrit, et l’arche de son Alliance apparut dans le Sanctuaire ; et il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, un tremblement de terre et une forte grêle.
01Après cela, j’ai vu quatre anges debout aux quatre coins de la terre, maîtrisant les quatre vents de la terre, pour empêcher le vent de souffler sur la terre, sur la mer et sur tous les arbres. 02 Puis j’ai vu un autre ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : 03 « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » 04 Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. 05 De la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau ; de la tribu de Roubène, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; 06 de la tribu d’Aser, douze mille ; de la tribu de Nephtali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ; 07 de la tribu de Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d’Issakar, douze mille ; 08 de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. 09 Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. 10 Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » 11 Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. 12 Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » 13 L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » 14 Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. 15 C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. 16 Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, 17 puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
Il n’y a pas de doute, mes bien-aimés, qu’en prenant la nature humaine, le Fils de Dieu s’y est uni très étroitement ; au point que, non seulement chez cet homme qui est le premier-né de toute créature, mais encore chez tous les saints, ce n’est qu’un seul et même Christ ; et comme on ne peut séparer la tête de ses membres, on ne peut pas non plus séparer les membres de leur tête.
Que Dieu soit tout en tous, cela n’appartient pas à la vie présente, mais à la vie éternelle. Toutefois, même maintenant, il habite son temple, qui est l’Église, sans pouvoir en être séparé, comme il l’a lui-même promis : Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.
Tout ce que le Fils de Dieu a fait et enseigné pour la réconciliation du monde, nous ne le connaissons pas seulement par l’histoire du passé, mais encore nous en éprouvons l’efficacité par ses œuvres présentes. C’est lui qui, né d’une mère vierge par l’action du Saint-Esprit, rend féconde son Église très pure, en vertu de cet Esprit ; aussi, par l’enfantement du baptême, une foule innombrable de fils de Dieu sont engendrés, dont il est dit : Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.
C’est en lui que la descendance d’Abraham est bénie parce que le monde entier se reconnaît en elle : le patriarche devient père des nations lorsque naissent des fils de la promesse, non pas de la chair mais en vertu de la foi. C’est lui qui, sans excepter aucun peuple, forme de toutes les nations qui sont sous le ciel un seul troupeau de brebis saintes, et qui accomplit chaque jour ce qu’il avait promis : J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : il faut que je les conduise avec les autres. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau, un seul pasteur.
Il a dit à saint Pierre, le premier des Apôtres : Conduis mes brebis. Mais celui qui régit la charge de tous les pasteurs, c’est le Seigneur seul ; et il nourrit ceux qui viennent vers la « pierre » dans des pâturages si plaisants et si bien arrosés que des brebis innombrables, fortifiées par la richesse de son amour, n’hésitent pas à mourir pour le nom de leur pasteur, de même que le bon Pasteur a daigné donner sa vie pour ses brebis.
C’est à lui, c’est à ses souffrances que s’associe non seulement l’héroïsme des martyrs, mais aussi la foi de tous les fidèles qui renaissent. et cela dans le sacrement même de leur régénération.
Voici comment la Pâque du Seigneur est célébrée dignement, avec le pain sans levain de la droiture et de la vérité : lorsque la nouvelle créature a rejeté le ferment de l’ancienne malice, et qu’elle s’enivre et se nourrit du Seigneur lui-même. Car tout l’effet de la participation au corps et au sang du Christ est de nous transformer en ce que nous consommons; morts avec lui, ensevelis avec lui, ressuscités avec lui, portons-le toujours dans notre esprit et dans notre chair.
01 REVELATION DE JESUS CHRIST, que Dieu lui a confiée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit bientôt advenir ; cette révélation, il l’a fait connaître à son serviteur Jean par l’envoi de son ange.
02 Jean atteste comme parole de Dieu et témoignage de Jésus Christ tout ce qu’il a vu.
03 Heureux celui qui lit, heureux ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui est écrit en elle, car le temps est proche.
04 Jean, aux sept Églises qui sont en Asie mineure : à vous, la grâce et la paix, de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trône,
05 de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,
06 qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père, à lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles. Amen.
07 Voici qu’il vient avec les nuées, tout œil le verra, ils le verront, ceux qui l’ont transpercé ; et sur lui se lamenteront toutes les tribus de la terre. Oui ! Amen !
08 Moi, je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur Dieu, Celui qui est, qui était et qui vient, le Souverain de l’univers.
09 Moi, Jean, votre frère, partageant avec vous la détresse, la royauté et la persévérance en Jésus, je me trouvai dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
10 Je fus saisi en esprit, le jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette.
11 Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »
12 Je me retournai pour regarder quelle était cette voix qui me parlait. M’étant retourné, j’ai vu sept chandeliers d’or,
13 et au milieu des chandeliers un être qui semblait un Fils d’homme, revêtu d’une longue tunique, une ceinture d’or à hauteur de poitrine ;
14 sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la laine blanche, comme la neige, et ses yeux comme une flamme ardente ;
15 ses pieds semblaient d’un bronze précieux affiné au creuset, et sa voix était comme la voix des grandes eaux ;
16 il avait dans la main droite sept étoiles ; de sa bouche sortait un glaive acéré à deux tranchants. Son visage brillait comme brille le soleil dans sa puissance.
17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier,
18 le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles ; je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
19 Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, ce qui va ensuite advenir.
20 Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues sur ma main droite, et celui des sept chandeliers d’or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. »
4.12 Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le brasier allumé parmi vous pour vous mettre à l’épreuve ; ce qui vous arrive n’a rien d’étrange. 4.13 Dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera. 4.14 Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. 4.15 Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur. 4.16 Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là. 4.17 Car voici le temps du jugement : il commence par la famille de Dieu. Or, s’il vient d’abord sur nous, quelle sera la fin de ceux qui refusent d’obéir à l’Évangile de Dieu ? 4.18 Et, si le juste est sauvé à grand-peine, l’impie, le pécheur, où va-t-il se montrer ? 4.19 Ainsi, ceux qui souffrent en faisant la volonté de Dieu, qu’ils confient leurs âmes au Créateur fidèle, en faisant le bien. 5.01 Quant aux anciens en fonction parmi vous, je les exhorte, moi qui suis ancien comme eux et témoin des souffrances du Christ, communiant à la gloire qui va se révéler : 5.02 soyez les pasteurs du troupeau de Dieu qui se trouve chez vous ; veillez sur lui, non par contrainte mais de plein gré, selon Dieu ; non par cupidité mais par dévouement ; 5.03 non pas en commandant en maîtres à ceux qui vous sont confiés, mais en devenant les modèles du troupeau. 5.04 Et, quand se manifestera le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas. 5.05 De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux anciens. Et vous tous, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. 5.06 Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu. 5.07 Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous. 5.08 Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. 5.09 Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. 5.10 Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. 5.11 À lui la souveraineté pour les siècles. Amen. 5.12 Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme. 5.13 La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils. 5.14 Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.