POURQUOI, POURQUOI TANT DE SOUFFRANCES ?

job-livre POURQUOI, POURQUOI TANT DE SOUFFRANCES ?

 

01 Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.
02 Il prit la parole et dit :
03 « Périssent le jour qui m’a vu naître et la nuit qui a déclaré : “Un homme vient d’être conçu !”
04 Ce jour-là, qu’il soit ténèbres ; que Dieu, de là-haut, ne le convoque pas, que nulle clarté sur lui ne resplendisse !
05 Que le revendiquent ténèbres et ombre de mort, qu’une nuée sur lui repose, que les éclipses l’épouvantent !
06 Cette nuit-là, que l’obscurité s’en empare, qu’elle ne s’ajoute pas aux jours de l’année, qu’elle n’entre pas dans le compte des mois !
07 Oui, que cette nuit soit stérile, que nul cri d’allégresse n’y résonne !
08 Qu’elle soit malédiction pour ceux qui maudissent le jour, ceux qui sont prêts à réveiller Léviathan !
09 Que s’éteignent les étoiles de son aube, que cette nuit attende en vain la lumière, et n’entrevoie pas les paupières de l’aurore !
10 Car elle n’a pas scellé pour moi les portes de la matrice ni voilé à ma vue la misère.
11 Pourquoi ne suis-je pas mort dès le sein de ma mère, n’ai-je pas expiré au sortir de son ventre ?
12 Pourquoi s’est-il trouvé deux genoux pour me recevoir, deux seins pour m’allaiter ?
13 Maintenant je serais étendu, au calme, je dormirais d’un sommeil reposant,
14 avec les rois et les conseillers de la terre qui se bâtissent des mausolées,
15 ou avec les princes qui ont de l’or et remplissent d’argent leurs demeures.
16 Ou bien, comme l’avorton que l’on dissimule, je n’aurais pas connu l’existence, comme les petits qui n’ont pas vu le jour.
17 Là, au séjour des morts, prend fin l’agitation des méchants, là reposent ceux qui sont exténués.
18 De même, les prisonniers sont en paix, ils n’entendent plus les cris du gardien.
19 Petits et grands, là, sont égaux, et l’esclave est affranchi de son maître.
20 Pourquoi Dieu donne-t-il la lumière à un malheureux, la vie à ceux qui sont pleins d’amertume,
21 qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne, qui la recherchent plus avidement qu’un trésor ?
22 Ils se réjouiraient, ils seraient dans l’allégresse, ils exulteraient s’ils trouvaient le tombeau.
23 Pourquoi Dieu donne-t-il la vie à un homme dont la route est sans issue, et qu’il enferme de toutes parts ?
24 En guise de pain, je n’ai que mes sanglots ; comme les eaux, mes rugissements déferlent.
25 La terreur qui me terrifie se réalise, et ce que je redoute m’arrive.
26 Ni calme pour moi, ni tranquillité, ni repos, rien que tourment ! »

  • (JB 3, 1-26)

Amen,

Eden

LE SAGE INTERROGE L’AVENIR

avenir LE SAGE INTERROGE L’AVENIR

8.05 Celui qui obéit au commandement ne se mettra pas dans un mauvais cas. Le temps du jugement, le cœur du sage le connaît,
8.06 car il y a un temps et un jugement pour tout, et le mal retombe sur l’homme.
8.07 Il ignore ce qui arrivera : qui pourrait lui en révéler le moment ?
8.08 Nul homme n’est maître de son souffle au point de retenir le souffle de sa vie. Nulle maîtrise sur le jour de la mort, nulle délégation pour ce combat : le crime ne sauve pas le criminel.
8.09 Tout cela, je l’ai vu, ayant à cœur de comprendre tout ce qui se fait sous le soleil, en ce temps où l’homme domine l’homme pour son malheur.
8.10 J’ai vu ainsi des criminels conduits en terre depuis la cité sainte ; on avait déjà oublié dans la ville comment ils avaient vécu. Cela aussi n’est que vanité !
8.11 Lorsque la sanction d’un méfait n’est pas immédiatement exécutée, l’envie de faire le mal monte au cœur des fils d’Adam.
8.12 Même si un pécheur commet cent fois le mal et continue de vivre, je sais, moi, que le bonheur sera pour ceux qui craignent Dieu, car ils craignent devant sa face.
8.13 Le bonheur ne sera pas pour le méchant ; il ne vivra pas de longs jours : il sera comme une ombre, lui qui ne craint pas devant la face de Dieu.
8.14 Encore un fait, une autre vanité sur la terre : des justes sont traités comme s’ils avaient agi en méchants, et des méchants sont traités comme s’ils avaient agi en justes. Je dis qu’il n’y a là que vanité.
8.15 Alors j’ai célébré la joie car il n’y a de bonheur pour l’homme sous le soleil que manger, boire et se réjouir, de quoi l’accompagner dans sa peine tous les jours de sa vie, les jours que Dieu lui donne sous le soleil.
8.16 Quand je m’appliquai à connaître la sagesse, considérant les travaux sur la terre qui empêchent de fermer l’œil jour et nuit,
8.17 alors j’ai vu : face à toute l’œuvre de Dieu, l’homme ne peut pas comprendre les œuvres qui se font sous le soleil. Plus l’homme se fatigue à chercher, moins il trouve. Même si le sage affirme savoir, il ne pourra pas trouver.
9.01 Oui, j’ai réfléchi à tout cela, afin de tout tirer au clair, que les justes, les sages et leurs actions sont dans la main de Dieu. Même l’amour, même la haine, l’homme ne les comprend pas : pourtant tout est devant lui.
9.02 Tout est pareil pour tous ; il y a un même sort pour le juste et l’injuste, le bon et le mauvais, le pur et l’impur, pour qui sacrifie ou ne sacrifie pas. Il en va du bon comme du pécheur, de celui qui prête serment et de celui qui craint de le faire.
9.03 Le pire de ce qui advient sous le soleil est que tous ont le même sort. Alors le cœur des fils d’Adam s’emplit de méchanceté, la folie mène leur vie ; puis, ils s’en vont chez les morts.
9.04 Pour celui qui reste avec tous les vivants il y a de l’espoir : chien vivant vaut mieux que lion mort.
9.05 Car les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent plus rien. Pour eux, plus de récompense, ils sont tombés dans l’oubli.
9.06 Leurs amours, leurs haines, leurs jalousies ont déjà disparu. Plus jamais ils n’auront part à tout ce qui se fait sous le soleil.
9.07 Va, mange avec plaisir ton pain et bois d’un cœur joyeux ton vin, car Dieu, déjà, prend plaisir à ce que tu fais.
9.08 Porte tes habits de fête en tout temps, n’oublie pas de te parfumer la tête.
9.09 Savoure la vie avec la femme que tu aimes, chaque jour de cette vie de vanité qui t’est donnée sous le soleil, tous ces jours de vanité… Voilà ton lot dans la vie et dans la peine que tu prends sous le soleil.
9.10 Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec la force dont tu disposes, car il n’y a ni travaux, ni projets, ni science, ni sagesse au séjour des morts où tu vas.

  • (QO 8, 5-17 ; 9, 1-10)

Amen,

Eden

AU JOUR DU MALHEUR, RÉFLÉCHIS !

dessiner-amour AU JOUR DU MALHEUR, RÉFLÉCHIS !

7.01 Mieux vaut bonne renommée que parfum de grand prix, et le jour de la mort plutôt que le jour de la naissance.
7.02 Mieux vaut aller à la maison du deuil qu’à la maison du banquet : telle est la fin de tous les humains ; que les vivants s’en souviennent !
7.03 La tristesse vaut mieux que le rire : à mine sombre, cœur content !
7.04 Le cœur du sage habite la maison du deuil, et le cœur du fou, la maison du plaisir.
7.05 Mieux vaut prêter l’oreille aux reproches d’un sage que d’écouter les louanges d’un fou.
7.06 Crépitement d’épines sous la marmite, voilà le rire des fous. Cela aussi n’est que vanité !
7.07 Le pouvoir tourne la tête du sage, les cadeaux corrompent son cœur.
7.08 Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement. Mieux vaut un esprit patient qu’un esprit arrogant.
7.09 Ne cède pas trop vite à la colère : la colère couve au cœur du fou.
7.10 Ne dis pas : D’où vient que les jours d’autrefois étaient meilleurs que ceux d’aujourd’hui ? Ce n’est pas la sagesse qui t’inspire cette question.
7.11 La sagesse est bonne autant qu’un héritage, et bénéfique pour ceux qui voient le soleil.
7.12 Oui, la sagesse met à l’abri, comme le fait l’argent, mais l’avantage de la sagesse est de faire vivre qui la possède.
7.13 Regarde l’ouvrage de Dieu : qui peut redresser ce que lui a courbé ?
7.14 Au jour de bonheur, réjouis-toi ; au jour de malheur, réfléchis : c’est Dieu qui les a faits l’un et l’autre, pour que l’homme ne sache rien de ce qui viendra après lui.
7.15 J’aurai tout vu au long de mes jours incertains : et le juste périr malgré sa justice, et le méchant tenir malgré sa méchanceté.
7.16 Ne sois pas juste à l’extrême, ne fais pas le sage à l’excès : pourquoi te détruire ?
7.17 Ne sois pas méchant à l’extrême, ne sois pas insensé : pourquoi mourir avant l’heure ?
7.18 Il est bon que tu tiennes à ceci sans pour autant lâcher cela : car celui qui craint Dieu réussit l’un et l’autre.
7.19 La sagesse rend le sage plus fort que dix gouverneurs dans la cité.
7.20 Certes, aucun homme, sur terre, n’est assez juste pour faire le bien sans jamais pécher.
7.21 Ne t’attache pas non plus à tout ce que l’on dit : ainsi tu n’entendras pas ton serviteur te maudire.
7.22 Car, bien des fois, tu as pris conscience d’avoir, toi aussi, maudit les autres.
7.23 Avec la sagesse, j’ai expérimenté toutes ces choses. J’ai dit : « Je veux être un sage ! » Mais c’était loin de ma portée.
7.24 Lointain, tout ce qui existe, profond, profond… qui le découvrira ?
7.25 J’ai concentré ma réflexion pour connaître, explorer, rechercher la sagesse et la raison des choses, pour comprendre que la méchanceté est folie, et la démesure, sottise.
7.26 Voici ce que je trouve : il y a plus amer que la mort, c’est la femme quand elle est un piège, quand son cœur est un filet, et ses bras, des chaînes. Celui qui plaît à Dieu lui échappe, mais elle a prise sur le pécheur.
7.27 Voilà ce que j’ai trouvé, dit Qohèleth, en prenant les choses une par une pour en découvrir la raison.
7.28 Ce que j’ai cherché jusqu’à maintenant, je ne l’ai pas trouvé : un homme entre mille ? je le trouve ; une femme entre toutes : je ne la trouve pas.

  • (QO 6, 12 ; 7, 1-28)

Amen,

Eden

ABANDONNEZ LA NAÏVETÉ, LA SOTTISE

naivete ABANDONNEZ LA NAÏVETÉ, LA SOTTISE

 

01 La Sagesse a bâti sa maison, elle a taillé sept colonnes.
02 Elle a tué ses bêtes, et préparé son vin, puis a dressé la table.
03 Elle a envoyé ses servantes, elle appelle sur les hauteurs de la cité :
04 « Vous, étourdis, passez par ici ! » À qui manque de bon sens, elle dit :
05 « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé.
06 Quittez l’étourderie et vous vivrez, prenez le chemin de l’intelligence. » [
07 Qui corrige l’insolent ne reçoit que mépris, qui reprend le méchant s’en trouve sali.
08 Ne reprends pas l’insolent, il va te haïr ; reprends le sage, il t’aimera.
09 Si tu donnes au sage, il devient plus sage ; si tu instruis le juste, il progresse encore.]
10 La sagesse commence avec la crainte du Seigneur, connaître le Dieu saint, voilà l’intelligence !
11 – « Par moi, se multiplient tes jours et s’augmentent les années de ta vie. »
12 Si tu es sage, c’est pour toi que tu es sage ; si tu fais l’insolent, toi seul en pâtiras.
13 Dame Folie fait du tapage ; c’est une étourdie qui ne connaît rien.
14 Assise à la porte de sa maison, elle trône sur les hauteurs de la cité
15 pour appeler les passants qui vont droit leur chemin :
16 « Vous, étourdis, passez par ici ! » À qui manque de bon sens, elle dit :
17 « Bien douce est l’eau qu’on a volée, savoureux, le pain pris en secret ! »
18 Et lui ne sait pas que des Ombres sont là, que ses invités descendent au séjour des morts.

  • (PR 9, 1-18)

Amen,

Eden

LA SAGESSE DE DIEU 

sagesse-de-Dieu LA SAGESSE DE DIEU 

01 N’est-ce pas la Sagesse qui appelle, la raison qui élève sa voix ?
02 En haut de la montée, sur la route, postée à la jonction des chemins,
03 près des portes, aux abords de la cité, à l’entrée des passages, elle clame :
04 « C’est vous, les humains, que j’appelle, ma voix s’adresse aux fils d’Adam :
05 vous, les naïfs, devenez habiles, vous, les insensés, devenez raisonnables.
12 Moi, la Sagesse, j’habite avec l’habileté, j’ai appris à connaître bien des finesses.
13 – La crainte du Seigneur, c’est la haine du mal. Je hais l’orgueil, l’arrogance, le chemin du mal et la bouche perverse.
14 À moi le conseil et l’efficacité ; c’est moi l’intelligence, à moi la vigueur !
15 Par moi, les rois agissent en rois et les souverains édictent ce qui est juste,
16 par moi, les princes agissent en princes : tous les chefs ont autorité dans le pays.
17 Moi, j’aime ceux qui m’aiment ceux qui me recherchent me trouvent.
18 Avec moi, la richesse et la gloire, fortune durable et juste prospérité.
19 Mon fruit est meilleur que l’or, que l’or fin, ce qui vient de moi, meilleur qu’un argent purifié.
20 Sur le chemin de la justice je m’avance, sur le sentier du droit.
21 Je donne un bel héritage à ceux qui m’aiment, je remplis leurs trésors.
22 Le Seigneur m’a faite pour lui, principe de son action, première de ses œuvres, depuis toujours.
23 Avant les siècles j’ai été formée, dès le commencement, avant l’apparition de la terre.
24 Quand les abîmes n’existaient pas encore, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes.
25 Avant que les montagnes ne soient fixées, avant les collines, je fus enfantée,
26 avant que le Seigneur n’ait fait la terre et l’espace, les éléments primitifs du monde.
27 Quand il établissait les cieux, j’étais là, quand il traçait l’horizon à la surface de l’abîme,
28 qu’il amassait les nuages dans les hauteurs et maîtrisait les sources de l’abîme,
29 quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre.
30 Et moi, je grandissais à ses côtés. Je faisais ses délices jour après jour, jouant devant lui à tout moment,
31 jouant dans l’univers, sur sa terre, et trouvant mes délices avec les fils des hommes.
32 Et maintenant, fils, écoutez-moi. Heureux ceux qui gardent mes chemins !
33 Écoutez l’instruction et devenez sages, ne la négligez pas.
34 Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille à ma porte jour après jour, qui monte la garde devant chez moi.
35 Qui me trouve a trouvé la vie, c’est une bienveillance du Seigneur.
36 Qui m’offense se fait tort à lui-même : me haïr, c’est aimer la mort ! »

  • (PR 8, 1-5.12-36)

Amen,

Eden

LA MISSION DE PAUL

jerusalem LA MISSION DE PAUL
Jerusalem

1.13 Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
1.14 J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
1.15 Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
1.16 de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l’avis de personne,
1.17 sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
1.18 Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.
1.19 Je n’ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur.
1.20 En vous écrivant cela, – je le déclare devant Dieu – je ne mens pas.
1.21 Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
1.22 Mais pour les Églises de Judée qui sont dans le Christ, mon visage restait inconnu ;
1.23 elles avaient simplement entendu dire : « Celui qui nous persécutait naguère annonce aujourd’hui la foi qu’il cherchait alors à détruire. »
1.24 Et l’on rendait gloire à Dieu à mon sujet.
2.01 Puis, au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem ; j’étais avec Barnabé, et j’avais aussi emmené Tite.
2.02 J’y montais à la suite d’une révélation, et j’y ai exposé l’Évangile que je proclame parmi les nations ; je l’ai exposé en privé, aux personnages les plus importants, car je ne voulais pas risquer de courir ou d’avoir couru pour rien.
2.03 Eh bien ! Tite, mon compagnon, qui est grec, n’a même pas été obligé de se faire circoncire.
2.04 Il y avait pourtant les faux frères, ces intrus, qui s’étaient infiltrés comme des espions pour voir quelle liberté nous avons dans le Christ Jésus, leur but étant de nous réduire en esclavage ;
2.05 mais, pas un seul instant, nous n’avons accepté de nous soumettre à eux, afin de maintenir pour vous la vérité de l’Évangile.
2.06 Quant à ceux qui étaient tenus pour importants – mais ce qu’ils étaient alors ne compte guère pour moi, car Dieu est impartial envers les personnes –, ces gens importants ne m’ont imposé aucune obligation supplémentaire,
2.07 mais au contraire, ils ont constaté que l’annonce de l’Évangile m’a été confiée pour les incirconcis (c’est-à-dire les païens), comme elle l’a été à Pierre pour les circoncis (c’est-à-dire les Juifs).
2.08 En effet, si l’action de Dieu a fait de Pierre l’Apôtre des circoncis, elle a fait de moi l’Apôtre des nations païennes.
2.09 Ayant reconnu la grâce qui m’a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés comme les colonnes de l’Église, nous ont tendu la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion, montrant par là que nous sommes, nous, envoyés aux nations, et eux, aux circoncis.
2.10 Ils nous ont seulement demandé de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai pris grand soin de faire.

  • GA 1, 13-24; 2, 1-10

Amen,

Eden

LES PREMIERS NÉS

moise_bourdon LES PREMIERS NÉS
Moïse par Bourdon

Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Consacre-moi tous les premiers-nés parmi les fils d’Israël, car les premiers-nés des hommes et les premiers-nés du bétail m’appartiennent. »
Moïse dit au peuple : « Souvenez-vous de ce jour, le jour de votre sortie du pays d’Égypte, la maison d’esclavage, car c’est par la force de sa main que le Seigneur vous en a fait sortir. On ne mangera pas de pain levé, ce jour-là.
Alors, quand le Seigneur t’aura fait entrer dans le pays de Canaan, cette terre qu’il a juré à toi et à tes pères de te donner,
alors tu remettras au Seigneur tout premier-né : tout premier-né de sexe masculin et tout premier-né mâle du bétail appartiennent au Seigneur.
Le premier-né des ânes, tu le rachèteras par un mouton. Si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Mais chez les hommes, tout fils premier-né, tu le rachèteras.
Alors, demain, quand ton fils te demandera : “Que fais-tu là ?”, tu lui répondras : “C’est par la force de sa main que le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte, la maison d’esclavage.
En effet, comme Pharaon multipliait les obstacles pour nous laisser partir, le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés au pays d’Égypte, du premier-né des hommes au premier-né du bétail. C’est pourquoi j’offre en sacrifice au Seigneur tous les premiers-nés de sexe mâle ; mais le premier-né de mes fils, je le rachète.”
Ce rite sera pour toi comme un signe à ton poignet, comme un bandeau sur ton front : c’est par la force de sa main que le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte. »

  • LECTURE : LES PREMIERS NÉS (EX 13, 1-3A.11-16)

Amen,

Eden

LETTRE DE S. JEAN BOSCO

dominique-savio LETTRE DE S. JEAN BOSCO
Saint Dominique Savio

Avant tout, si nous voulons nous montrer les amis du vrai bien de nos élèves et les amener à faire leur devoir, nous ne devons jamais oublier que nous représentons les parents de cette chère jeunesse qui fut toujours le tendre sujet de mes occupations, de mes études, de mon ministère sacerdotal, et de notre congrégation salésienne.

Que de fois, mes chers fils, dans ma longue carrière, j’ai dû me persuader de cette grande vérité : il est toujours plus facile de s’irriter que de patienter, de menacer un enfant, que de le persuader ! Je dirai même qu’il est plus facile, pour notre impatience et pour notre orgueil, de châtier les récalcitrants que de les corriger, en les supportant avec fermeté et douceur.

Je vous recommande la charité que saint Paul employait envers les nouveaux convertis à la religion du Seigneur, et qui le faisait souvent pleurer et supplier quand il les voyait peu dociles et répondant mal à son zèle.

Écartez tout ce qui pourrait faire croire qu’on agit sous l’effet de la passion. Il est difficile, quand on punit, de conserver le calme nécessaire pour qu’on ne s’imagine pas que nous agissons pour montrer notre autorité ou pour décharger notre emportement.

Considérons comme nos enfants ceux sur lesquels nous avons un pouvoir à exercer. Mettons-nous à leur service, comme Jésus qui est venu pour obéir, non pour commander. Redoutons ce qui pourrait nous donner l’air de vouloir dominer, et ne les dominons que pour mieux les servir.

C’est ainsi que Jésus se comportait avec ses Apôtres, en supportant leur ignorance, leur rudesse et même leur manque de foi. Il traitait les pécheurs avec gentillesse et familiarité, au point de susciter chez les uns l’étonnement, chez d’autres le scandale, et chez beaucoup l’espoir d’obtenir le pardon de Dieu. C’est pourquoi il nous a dit d’apprendre de lui à être doux et humbles de cœur.

Puisqu’ils sont nos enfants, éloignons toute colère, quand nous devons corriger leurs manquements, ou du moins modérons-la pour qu’elle semble tout à fait étouffée.

Pas d’agitation dans notre cœur, pas de mépris dans nos regards, pas d’injures sur nos lèvres. Ayons de la compassion pour le présent, de l’espérance pour l’avenir : alors vous serez de vrais pères, et vous accomplirez un véritable amendement.

Dans les cas très graves, il vaut mieux vous recommander à Dieu, lui adresser un acte d’humilité, que de vous laisser aller à un ouragan de paroles qui ne font que du mal à ceux qui les entendent, et d’autre part ne procurent aucun profit à ceux qui les méritent.

  • LETTRE DE S. JEAN BOSCO À SES CONFRÈRES

Amen,

Eden

Amour de Paul pour le Christ

St-Paul Amour de Paul pour le Christ
Saint Paul apôtre

Qu’est-ce que l’homme ? Quelle est la noblesse de notre nature ? De quelle vertu est capable cette créature vivante ? Paul nous l’a montré mieux que n’importe qui.

Chaque jour, il montait plus haut, il était animé d’un nouveau courage contre les dangers qui s’élevaient contre lui. Il le disait clairement : Oubliant ce qui est en arrière, et tendu vers l’avant. ~ Alors qu’il s’attendait à la mort, il appelait à partager cette joie : Soyez joyeux et réjouissez-vous avec moi. Exposé aux dangers, aux insultes, et à toute sorte d’humiliations, il exulte encore et il écrit aux Corinthiens : C’est pourquoi j’accepte de grand cœur les faiblesses, les insultes, les persécutions. Il appelait cela les armes de la justice et montrait qu’il en recueillait le plus grand fruit.

Il échappait de toutes parts à ses ennemis. Accablé de coups, d’insultes, d’outrages, il célébrait une sorte de triomphe continuel ; partout il érigeait des trophées, il s’en glorifiait et il en rendait grâce à Dieu, en disant : Rendons grâce à Dieu qui nous emmène en tout temps dans son triomphe.

Il recherchait la honte et les insultes que lui valait sa prédication, plus que nous ne recherchons les honneurs ; la mort, plus que nous la vie ; la pauvreté, plus que nous la richesse ; les labeurs, plus que d’autres le repos. ~ Une seule chose lui paraissait à redouter et à fuir : offenser Dieu, et rien d’autre. De même rien ne lui paraissait à désirer que de plaire à Dieu.

Ce qu’il tenait pour supérieur à tout, c’était l’amour du Christ ; avec cela, il estimait qu’il était le plus heureux des hommes. En dehors de cela, il ne souhaitait d’être ni parmi les souverains, ni parmi les chefs, ni parmi les autorités ; mais il préférait être parmi les derniers et même au nombre des condamnés avec cet amour, plutôt que, en dehors de lui, parmi les hommes haut placés et couverts d’honneurs.

Il n’y avait pour lui qu’un seul supplice : perdre cet amour. Pour lui c’était la géhenne, le châtiment, un malheur infini. En revanche, jouir de cet amour, c’était pour lui posséder la vie, le monde, son bon ange, le présent et l’avenir, la royauté, la promesse, le bonheur infini. Tout ce qui peut nous arriver ici-bas, en dehors de cela, il ne le jugeait ni pénible, ni agréable.

Il méprisait toutes les choses visibles autant que de l’herbe pourrie. Les tyrans et les peuples pleins de fureur lui semblaient des moucherons ; la mort, les châtiments, tous les supplices : des jeux d’enfants, du moment qu’il avait à souffrir pour le Christ.

  • HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME À LA LOUANGE DE PAUL

Amen,

Eden

Par sa Parole toute-puissante, le Père a créé et maintient toutes choses.

chapelle-sixtine-plafond Par sa Parole toute-puissante, le Père a créé et maintient toutes choses.

La vue de la création nous permet de découvrir le Créateur. Qui est-il, sinon le très saint, celui qui est au-dessus de toutes les réalités créées ? Pareil à un excellent pilote, par sa propre Sagesse et sa propre Parole, le Christ notre Seigneur et notre Sauveur, Dieu gouverne et ordonne l’univers pour notre salut, en faisant ce qui lui semble bon. Et ce monde est très bon en effet, tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi ; personne ne pourrait en douter. Car, si la création se mouvait sans raison, si l’univers s’en allait n’importe comment, on pourrait bien mettre en doute ce que nous venons de dire. Mais puisqu’il a été créé avec raison, sagesse et science, puisqu’il est si beau, celui qui l’a créé et lui a donné cette beauté ne peut être que le Verbe de Dieu.~

Je ne parle pas d’un « verbe », d’une parole quelconque ; je parle du Verbe en personne, celui du Dieu bon de l’univers, vivant et agissant. Il est différent de tous les êtres engendrés ou créés. Il est le Verbe propre et unique du Père plein de bonté. C’est lui qui a organisé cet univers et l’éclaire par sa providence. Étant le Verbe très bon du Père plein de bonté, c’est lui qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en composer une seule harmonie. Il est le Dieu unique et le Fils unique, le Dieu bon qui procède du Père comme d’une source de bonté, celui qui organise et contient l’univers.~

Celui qui a tout créé par son Verbe éternel, et qui a donné l’existence à sa création, ne voulut pas que celle-ci s’en aille à la dérive et au chaos, selon sa nature, car elle risquerait de retourner au néant. Mais dans sa bonté, par son Verbe qui est Dieu lui aussi, il gouverne et maintient toute la création. Ainsi, éclairée par la direction, l’organisation et la providence du Verbe, la création peut subsister solidement. En effet, elle participe elle-même du Verbe qui est vraiment issu du Père, et elle est soutenue par lui dans l’existence, elle évite l’anéantissement qui se produirait sans cette sauvegarde du Verbe. Comme nous l’enseignent, dans les Saintes Écritures, les ministres de la vérité : Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né avant toute créature, car c’est en lui que tout a été créé, les êtres visibles et les êtres invisibles, et il est la tête du corps, c’est-à-dire de l’Église.

C’est donc lui, le Verbe très saint du Père, tout-puissant et absolument parfait, qui se répand en toutes choses, qui déploie partout sa puissance, qui éclaire toutes choses, visibles et invisibles, qui les contient et les rassemble en lui. Il n’en laisse aucune en dehors de sa puissance, mais il donne vie et protection à toutes choses, en tout lieu, à chacune en particulier et à toutes ensemble.

– TRAITÉ DE SAINT ATHANASE CONTRE LES PAÏENS
Amen,
Eden