Eden : « Marie et la Trinité, messages de Fatima » 15-05-2016

« J’ai entendu un air de chorale très fine et légère, mais il n’y avait pas de répétition de la chorale nulle part dans la basilique. J’ai compris tout de suite que c’était l’Esprit Saint qui m’a touché tout d’un coup avec cette musique. Une vision mystérieuse m’a éveillé par suite. »

 

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Basilique du Rosaire, Fatima, Portugal/ EDB © 2016

Bonjour mes frères et soeurs,

Nous sommes bien rentrés à Paris après le pèlerinage très béni à Fatima. Chaque sanctuaire a sa propre spiritualité qui ne peut pas se révéler facilement dans les livres ou par les images indirectes. La présence de l’Esprit Saint est réellement pénétrante quand on fait la prière dans les sanctuaires. La prière résonne avec une émotion puissante autant à travers le corps que dans l’âme dès qu’on entre dans un lieu saint préservé par sa pureté spirituelle depuis plus d’un siècle. Le contact direct avec le lieu saint apporte souvent quelques expérience inexplicable. Nous vivons une dévotion particulière à laquelle l’histoire du sanctuaire contribue et s’ajoute. Le pèlerinage est vraiment un chemin de foi vers Jésus et finalement vers la rédemption de nos péchés par ses grâces.

Nous avons eu l’occasion de méditer en particulier sur la Trinité et son rapport avec la Vierge Marie pendant le séjour à Fatima. La Trinité a été un thème que l’Esprit Saint m’a inspiré tout au long du pèlerinage à chaque méditation. Un autre thème important était la parole de Jésus sur la croix concernant Marie en créant le lien entre Marie et les disciples : « Femme, voici ton fils et voici ta mère.(Jean 19, 25-27) ». Cette parole ne signifie pas simplement un acte de confier Marie aux disciples. Cette parole est interprétée souvent comme une désignation, une sorte de définition pour Marie en tant que mère de l’Église. Cette parole est en réalité beaucoup plus significative que simple désignation si on la regarde dans le contexte biblique.

L’Esprit Saint m’a fait comprendre sa signification pendant une longue contemplation dans la chapelle du Saint Sacrement le jour d’arrivée à Fatima. Je vais vous communiquer quelques messages de ma méditation, mais j’aimerais poser d’abord une question essentielle que nous n’avons pas souvent abordée habituellement : Quel est le rapport entre la Vierge Marie et la Trinité si Dieu est en Trinité ?

Les messages de Notre-Dame de Fatima sont intéressants si on comprend bien cette question. Je vais essayer d’approfondir les messages de Notre-Dame de Fatima à partir de cette question en plusieurs parties et je vais partager avec vous une petite méditation sur ce thème.

L’Esprit Saint m’a fait réfléchir d’autre part sur la base spirituelle pour le groupe de prière l’Etoile du Berger pendant le séjour à Fatima. J’ai entendue comme une voix du Seigneur par l’Esprit Saint lors d’une longue oraison dans la chapelle du Saint Sacrement :

« La mission de l’Etoile du Berger, c’est la paix. Tout les gens qui viennent prier à l’Etoile du Berger vont recevoir la paix du Seigneur. La paix régnera le groupe de prière l’Etoile du Berger et sa communauté. Je vais construire ce groupe de prière et sa communauté l’Etoile du Berger sur la paix. » Nous allons développer donc la spiritualité de l’Etoile du Berger dans la mission de la paix. Quelle bénédiction magnifique du Seigneur ! Gloire et louange à Dieu.

J’aimerais vous témoigner aujourd’hui une histoire extraordinaire concernant la basilique du Rosaire à Fatima avant de traiter les sujets plus sérieux. Comme vous le savez déjà nous avons passé le weekend dernier en pèlerinage à Fatima et nous avons vécu des moments très bénis dans la paix du Seigneur. Je vais commencer par la vision que j’ai eue pendant la visite de la basilique. L’Esprit Saint m’a invité à la communiquer au groupe l’Etoile du Berger dans mes prières.

Je me suis dirigé vers la basilique du Rosaire avec Jean Michel le lendemain matin de mon arrivée à Fatima. Je n’y suis pas allé directement le premier jour, car j’ai vécu des moments très mystérieux en m’égarant sur la place devant la basilique et finalement en allant m’enfermer seul pour l’adoration dans la chapelle du Saint Sacrement toute la journée pendant que mes amis pèlerins me cherchaient partout. Ils ont dîné sans moi et j’ai jeûné dans la prière solitaire. Alors, au réveil du deuxième jour, j’ai décidé d’aller directement à la basilique. J’y suis allé avec Jean Michel qui l’a déjà visitée la veille, mais il a souhaité la visiter encore une fois avec moi.
J’ai vu d’abord un emblème du chapelet sculpté au milieu d’une disque ovale, entouré par le beau relief des roses au-dessus de la porte d’entrée en nous approchant de la basilique. Notre-dame de Fatima a donné son nom aux trois bergers comme Notre-Dame du Rosaire. Elle a demandé de réciter le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. La présence d’une basilique consacrée au rosaire m’a touché profondément. L’emblème du chapelet me rappelait étrangement la couronne d’épines de Jésus. Une telle présence mariale ne me paraissait pas banale. Le chapelet ne serait-il pas une autre couronne d’épines qui porte les gouttes du sang de Jésus autant que les larmes de la Vierge Marie, qui apportent le salut sur terre jusqu’au dernier jour du monde ?

La basilique se situait au milieu de la colonnade en forme de demi-cercle. Celle-ci attribuait une grande beauté majestueuse à la basilique centrale. Cet ensemble architectural est l’œuvre d’António Lino et est composé de 200 colonnes et demi-colonnes, et de 14 autels. La Colonnade comprend un chemin de croix en céramique. Le chemin de croix se rejoint ainsi au rosaire en harmonie parfaite dans cette belle architecture qui accomplit la volonté de la Vierge Marie après ses apparitions en 1917.

La basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fatima est édifiée à l’endroit même où les trois petits bergers jouaient à construire un petit mur en pierres. Ils virent à cet endroit un éclair soudain qui les a surpris et les a poussés à réunir le troupeau pour rentrer à la maison craignant la pluie. Le projet a été conçu par l’architecte Gerardus Samuel van Krieken et poursuivi par João Antunes. La première pierre a été bénie le 13 mai 1928 par l’archevêque d’Évora et sa consécration a eu lieu le 7 octobre 1953. Le titre de basilique lui a été accordé par Pie XII dans Luce Superna, du 11 novembre 1954. L’édifice mesure 70,5 mètres de long et 37 de large et a été construit entièrement avec de la pierre calcaire de la région, branco do mar.
Jean Miche a voulu voir le tombeau de la sœur Lucie, installé récemment à côté du tombeau de la petite fille bergère, Jacinthe, près de l’autel. Nous avons visité d’abord le tombeau du petit garçon berger, François, avant d’aller visiter les deux autres tombeaux. Comme leurs morts ont été prédites par la Vierge Marie, il y avait une ambiance de sainteté incroyablement présente autour de leurs tombeaux. C’était comme s’ils étaient tous encore vivants en priant à côté de l’autel en regardant Marie, mère de Dieu, couronnée des pénitences et de la rédemption de nos péchés par la miséricorde divine au Ciel. Une telle fraîcheur d’éternité de l’âme vaudrait mieux que le corps incorrompu par la grâce de Dieu. C’est là que nous comprenions la pérennité de l’âme humaine après la mort du corps. Cela serait le cas en particulier pour toutes les âmes souffertes des enfants innocents. Nous avons tant de beauté consacrée des enfants encore aujourd’hui dans le monde. Ils sont envoyés au monde pour montrer la pureté de l’âme humaine, offerte à la souffrance comme petit Jésus dans son chemin de croix. Ainsi, tous les enfants innocents sont morts dans la guerre, dans la persécution et les crimes abominables de nos péchés en boucle d’enchaînement comme nous avons déjà fait à Jésus il y a plus de deux mille ans. La persécution continuera jusqu’au dernier jour de la gloire de notre Sauveur, Jésus-Christ.
Nous sommes revenu au point de départ de la nef après avoir fini un tour des chapelles. Il y avait un bel écran de bronze doré en relief figurant la flagellation de Jésus dans une chapelle. Cette station de chemin de croix attira particulièrement mon attention. La scène de torture et d’humiliation était tellement horrible, mais Jésus baissait ses yeux vers les soldats avec un regard si pénétrant par sa miséricorde divine et son amour. Son corps y figurait robuste et glorieux malgré les tourments du mal pur. Nous devrions aussi persévérer dans les afflictions injustes et perverses des maux quotidiens qui parcheminent les plis de chagrin dans le cœur. Le Sacré Cœur de notre sauveur Jésus-Chris supporte toutes ces douleurs de la vie au fond de notre cœur. Jésus nous soutient et supporte la flagellation incessante des péchés des hommes pour nous sauver. Cette image m’a révélé le secret de la vie avec Jésus.
Exister est donc de subsister malgré la mortification par le mal qui vient sans cesse dans notre faiblesse. Tout cela nous pouvons le faire grâce à Jésus et par sa force divine à laquelle nous avons tous subjugué d’être chrétien dans la lois de l’Amour. Nous lui appartenons comme sarments de la vigne et notre force morale est due à la douceur de ce regard du Seigneur Jésus plein de miséricorde et autant solide comme un rempart de nouvel Jérusalem qu’il nous a promis. Je me suis rappelé ainsi du relief doré de la colombe avec un rameau d’olivier dans le bec, que j’ai longtemps contemplé sur le blason en forme d’hublot incrusté à la planche en marbre à côté de l’autel. Il signifiait le symbole de l’espoir et du salut final. Jésus sous les coups de flagellation humiliante se ressemblait étrangement à cette image de la colombe avec un rameau d’olivier. Jésus portait un espoir pour nous tous malgré toutes les tribulations de la terre et la colère de Dieu. Comme il est l’image même de la miséricorde divine ! Il est indivisible de Dieu qui est l’Amour, mais il est différent de Dieu qui punit les hommes par sa personnalité du père, décrite dans l’Ancien Testament. Le Nouveau Testament commence avec l’espoir que Jésus nous a apporté comme la colombe avec un rameau d’olivier à son bec. Dieu est ainsi miséricordieux et amour pur.

 

Je suis totalement émerveillé par la beauté sublime de l’intérieur de la basilique. Sa vue générale était une sorte de spectacle céleste que Marie dévoilerait sur les prières du rosaire. Les pèlerins circulaient pieusement dans les couloirs collatéraux et l’abside pleine de sainteté mariale. Les priants dans la nef étaient en train de réciter leur prière dans les supplices silencieux à l’aide de leur ange gardien invisible. J’ai voulu avoir la bénédiction du Seigneur pour voir Marie dans la vision contemplative. Elle me semblait nous observer du haut avec une présence permanente devant nous à l’intérieur de cette basilique. J’ai entendu un air de chorale très fine et légère. Une musique que je n’ai jamais entendu jusqu’alors. La musique continuait de plus en plus forte et distincte à mes oreilles, mais il n’y avait pas de répétitions de la chorale nulle part dans la basilique. J’ai compris tout de suite que c’était l’Esprit Saint qui m’a touché tout d’un coup avec cette musique mystérieuse. J’ai voulu vérifier d’où venait cette musique en tournant la tête vers frère JM, mais j’étais tellement absorbé, ébloui que je n’ai pas voulu couper cette musique par distraction. Je suis resté debout avec les yeux fermés en écoutant cette musique si belle et j’ai commencé à contempler sur Marie de plus en plus en état d’extase profond. Marie m’est soudainement apparue dans la vision avec un spectacle grandiose de la colline de la Croix dans ma contemplation.

Le temps est merveilleux aujourd’hui pour ce dimanche du début de printemps. J’ai regardé une émission littéraire sur KTO après la messe solennelle à Saint-François-Xavier ce matin. Un avocat parisien septuagénaire a récemment sorti un livre chez Gallimard et il était en train de présenter sa rencontre avec la spiritualité de Charles de Foucauld. C’était intéressant de découvrir la personnalité de ce saint français du temps moderne. Sa spiritualité était basée sur le silence de Dieu pendant trente ans de la vie privée de Jésus qui n’était qu’une vie pauvre d’un charpentier du quartier sans prédication et sans miracles. Imaginons que Dieu était parmi nous pendant trente ans comme ouvrier de chantier ou livreur des meubles. Cela change notre vision sur Dieu aux termes de toute la théologie basée sur la vie officielle de Jésus. Nous apprenons ainsi la raison de la vie d’un grand saint qui a vécu une vie complètement anonyme sans histoire de miracles et sans avoir converti personne. Il a été sauvagement assassiné sans gloire et sans histoire au milieu d’un désert africain après dix ans de vie parmi les pauvres africains musulmans sans prétention d’aide ou sauveur des pauvres. Il a fait exactement ce que Jésus a fait parmi nous pendant trente ans de vie cachée dans l’humilité. Vivre sa vie. Un point final, c’était tout. Ni de la théologie académique ni du mouvement humanitaire de la mission chrétienne prétentieuse. Il était tout simplement un chrétien, mais jamais « christianiste » selon le terme de l’auteur.

Je vous raconte la suite de mon histoire de la basilique du Rosaire à Fatima. Je la raconte sans attendre rien au monde, sans prétention de convertir ou d’évangéliser le monde non chrétien. Je sais très bien que les gens ne m’écouteraient pas. Mais je continue à parler, à écrire, car si je garde le silence sur Jésus mon silence va aider à effacer le nom de Jésus et son histoire dans la société actuelle menacée par toutes les sortes de théorie maligne d’évolution scientifique mais en vrai terme alchimique du mal en France. Je fais ce que je dois faire face à toutes ces menaces négatives à ma place en tant que chrétien. Mais le devoir du chrétien consiste tout simplement à témoigner Jésus et à vivre son enseignement comme Charles de Foucauld a fait aussi pendant toute sa vie au milieu des musulmans. Je ne me plains pas donc, mais je vis la vie chrétienne avec toutes ses cents coups du monde.

J’étais dans la basilique du Rosaire à Fatima. Je suis entré dans la contemplation sur Marie, mère de Dieu en écoutant un air de musique mystérieuse qui n’était pas terrestre. Elle était inspirée par l’Esprit Saint. Je le sais maintenant, car ce n’était pas la première fois que la musique céleste m’est arrivée de cette façon, par cette action de l’Esprit Saint. Je prends des conseils de plusieurs prêtres catholiques qui me la confirment et même je suis allé m’inscrire à une formation jésuite pour apprendre les règles ignatiens du discernement très strict, reconnu officiellement par l’église catholique. Un prêtre qui a passé touts sa vie pour faire connaître au monde ces règles de Saint Ignace m’a confirmé sans hésiter une seule seconde que c’était l’Esprit Saint qui agissait sur moi. Je peux donc communiquer l’action de l’Esprit Saint avec la confirmation. Mais en fin du compte, je pense que je n’ai même pas besoin de le prouver. La vérité, il suffit de la dire tout simplement et c’est cela la puissance de la vérité. La vérité passe directement au cœur. La vérité seule a ce pouvoir.

Je vais raconter maintenant la vision de Marie que j’ai eue pendant la contemplation.

Marie est apparue dans sa robe bleu foncé avec sa voile bleu foncé, étoilée par dissémination, à la différence de son image apparue en 1917 aux trois bergers. L’image du 1917 était réelle, mais la mienne reste comme vision dans la méditation. Elle était très belle et lumineuse. La bordure brodée de motif des étoiles dorées resplendissantes confinait la voile et la carpe intérieure autour du cou et qui descendait tout au long de sa taille du haut en bas à partie du cou en deux lignes éblouissante. Elle portait une croix lumineuse de la taille d’un bébé sur ses deux mains croisées au niveau de son ventre. La croix était tout droit et en forme de croix lorraine avec un petit bar horizontale supplémentaire en bas comme un pose pied. Elle ressemblait en fait à la croix grecque orthodoxe, mais le pose pied n’était pas incliné. Marie me regardait avec les yeux qui me donnait l’impression d’un astre du ciel, profonds, grands et calme. Elle avait l’air d’une vraie reine du Ciel avec toute sa majesté attribuée par Dieu. Elle voulait surtout diriger mon regard vers la croix qu’elle portait. Elle n’a prononcé aucun mot en gardant le silence tout au long de cette première apparition. Elle a disparu quelques minutes après.

J’ai vu par suite une longue queue des gens dirigeant vers la croix sur la colline. Cette queue immense serpentant des gens collés étroitement l’un à l’autre, montaient la colline vers la croix. J’ai vu par suite Jésus sur la croix. Il avait sa tête baissée vers le bas, presque abattue et son corps était très maigre, mais propre. Je ne voyais pas la trace du sang. Je voyais la couronne d’épines sur sa tête, mais la couronne brillait comme celle d’un roi. Je voyais la lumière qui s’échappait derrière son dos en s’éclatant sans cesse avec les rayons de lumière resplendissante et extrêmement puissante. Cette croix m’est apparue plusieurs fois dans les angles différents.

J’ai vu en même temps l’Esprit Saint en image de toute petite colombe qui s’envolait avec la lumière éblouissante qui s’étendait depuis son corps minuscule. Elle volait au-dessus de la croix et la croix a disparu après. Je voyais uniquement la colombe qui s’envolait et qui continuait à voler au-dessus de ma tête et ensuite vers le plafond du basilique quelque fois haut quelque fois très bas comme si j’aurais pu l’attraper avec mes bras. Son mouvement était tellement gracieuse et plein de sainteté qu’il me donnait une joie immense sans fin en le regardant. Je désirais rester longtemps avec la colombe. J’étais rempli de la paix surnaturelle et de la joie profonde qui purifiait totalement mon corps et esprit. Il y avait une lumière qui traversait mon corps du haut en bas sans cesse et je me suis réjoui de cette force éclairante et lumineuse. J’étais plein d’amour doux et saint. Marie est ensuite réapparue avec sa croix lorraine. Le mot Trinité m’est venu plusieurs fois dans mon esprit.

J’ai entendu comme une voix du Seigneur dans la contemplation sur le mot Trinité :

« Marie est une œuvre de la Trinité. Elle est le signe de la paix. «

J’ai écouté par suite son explication sur la paix pendant une longue contemplation sur le sens de la paix : « c’est à partir du sang de Jésus que la paix du Seigneur est arrivée au monde. Par son sang Jésus a obtenu le salut au monde ; lui qui a accompli la volonté du Père en toute chose. Marie vous invite à votre tour à accomplir la volonté du Christ :  »fait, tout ce qu’il vous dira ». Marie était toujours restée très liée à son fils ; elle gardait toutes ses paroles dans son cœur. Si vous accomplissez la volonté du Christ, vous accomplissez la volonté du Père. Jésus vient de la lignée de David, il est le prince de la paix. Par lui, Dieu donne la paix au monde. Avec Marie, vous accueillez cette paix. Marie veut que votre monde reçoive pleinement la paix. »

L’Esprit Saint m’a fait méditer par suite la parole de Jésus sur la croix : « Femme, voici ton fils et voici ta mère. » Il m’a expliqué cette parole dans la méditation : « C’était aussi la mission de Jésus de lier l’humanité à Marie, sa mère. La paix vient de cette liaison entre l’humanité et Marie. La terre est liée au Ciel par cette liaison. La parole de Jésus sur la croix, voici ton fils et voici ta mère, est aussi importante que l’Eucharistie. Il faut relire la parole sur la croix et rétablir la liaison entre l’humanité et Marie pour la paix du monde. La naissance de Jésus par Marie signifie déjà la volonté de Dieu de lier l’humanité à Marie. »

Je n’avais pas très bien compris cette explication et je me demandais si cette parole venait vraiment de l’Esprit Saint ; car elle semblait idéaliser trop Marie. C’est comme si Marie a remplacé Jésus comme rédemptrice de la paix dans cette explication. Cette parole paraissait donner trop d’importance au rôle Marie. Je n’avais pas très bien compris cette logique qui m’a dépassé largement à la limite de mon raisonnement : Marie ne serait-elle pas une femme humble au service de Dieu comme nous tous ? J’ai donc continué cette méditation, et je me suis dit : Marie est la mère très Sainte que Dieu a préparée pour son Fils. Elle est la mère pleine de sollicitude, qui nous conduit à Jésus qui est le seul et unique Rédempteur de toute l’humanité.

L’Esprit Saint a ajouté une autre explication à mes questions toujours dans la contemplation sur Marie : « Marie est une œuvre de Dieu. Elle est en fait l’œuvre ultime de la paix que Dieu a réalisé par sa Trinité. La Trinité existe pour réaliser la paix, la nouvelle alliance entre les hommes et Dieu. La nouvelle alliance est la réconciliation, la rédemption et la résurrection. C’est par Jésus que tout cela est possible. Dieu a créé Marie pour engendrer Jésus. Jésus et Dieu ont oeuvré ensemble pour lier Marie à l’humanité. Marie est devenue ainsi une œuvre sublime de Dieu. Marie est le signe de la paix et celui de l’amour de Dieu. Elle incarne la paix pour le monde et au Ciel. »

À propos de son titre comme la reine du Ciel, mère de Dieu, l’Esprit Saint m’a encore expliqué pendant la méditation : « Marie avait sa place au Ciel et elle est élevée à sa place après sa vie sur terre comme Jésus qui est descendu vivre son corps et sa place sur terre. Toutes les étoiles et les anges sont au service de Dieu ; et Marie est reine du Ciel par la grâce de Dieu après qu’elle est devenue mère de Dieu. Elle a été conçue pour cela. Elle a donné le chapelet au monde pour que le monde prie le rosaire. Toutes les prières sur terre se transforment en prière du Ciel par le chapelet. Quand les hommes prient en chapelet, ces prières personnelles et terrestres à la fin de chaque prière en chapelet sont remises à Sainte-Marie et elle fait les mêmes prières au Ciel chaque fois pour qu’elles deviennent celles du Ciel, venue d’elle. Dieu exauce la prière de Sainte-Marie en priorité avant toutes les autres prières que Je lui apportent. C’est pour cela que Jésus a donné Marie comme mère à ses disciples. Les prières de ses disciples sont exaucées en priorité devant Dieu. Marie prie comme leur mère pour que leurs prières soient exaucées. La prière en chapelet vient de cette origine de loin avant qu’elle soit introduite par les saints. La parole de Jésus sur la croix, femme, voici ton fils et voici ta mère, c’est l’origine de la prière en chapelet. »

 

Je suis resté longtemps debout dans le silence. J’ai loué Dieu et j’ai prié Dieu notre père. J’ai rendu grâce à Dieu tout-puissant, notre Seigneur avec tout mon être qui tremblait comme un arbre qui poussait ses feuilles vertes à la brise du printemps, qui fleurissait à la pluie bénie de l’été et qui donnait les fruits au ciel bleu de Jésus. Gloire à Jésus, notre sauveur. Je serai dans tes prières même en hiver pour accueillir la neige pure de Marie qui me promet un autre printemps à l’éternité, Amen.

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