Article

Marchez, tant que vous avez la lumière.

evangile-desert Marchez, tant que vous avez la lumière.
Aussi longtemps que nous vivons sur terre, convertissons-nous. Nous sommes de l’argile dans la main de l’artisan. Le potier, s’il fait un vase qui se déforme ou qui se brise entre ses mains, le modèle de nouveau ; mais s’il l’a déjà mis au four, il ne pourra plus rien faire pour lui. Nous aussi, tandis que nous sommes en ce monde, convertissons-nous de tout notre cœur, en renonçant au mal que nous avons commis dans cette vie charnelle, afin d’être sauvés par le Seigneur, tandis que nous avons encore le temps de nous convertir.

Car lorsque nous serons sortis de ce monde, nous ne pourrons plus, là-bas, confesser nos fautes et nous convertir. Ainsi, mes frères, c’est en faisant la volonté du Père, en gardant la chasteté, et en observant les préceptes du Seigneur, que nous obtiendrons la vie éternelle. Le Seigneur dit, en effet, dans l’Évangile : Si vous n’avez pas gardé de petites choses, qui vous en confiera de grandes ? Je vous le dis donc : celui qui est digne de confiance en peu de choses l’est aussi pour beaucoup. Il veut donc dire ceci : Gardez la pureté dans votre chair, gardez sans tache le sceau de votre baptême, afin que nous recevions la vie éternelle.

Que personne d’entre vous ne dise que cette chair ne sera pas jugée, et qu’elle ne ressuscitera pas. Reconnaissez-le: comment avez-vous été sauvés, comment avez-vous retrouvé la vue, sinon tandis que vous viviez dans cette chair ? Il faut donc que nous gardions notre chair comme étant le temple de Dieu. De même que dans cette chair vous avez été appelés, de même est-ce dans cette chair que vous devez vous en aller. Si le Christ Seigneur, qui nous a sauvés, alors qu’il était d’abord esprit, s’est fait chair pour nous appeler, c’est aussi dans cette chair que nous recevrons la récompense.

Aimons-nous donc les uns les autres, afin de nous en aller tous ensemble dans le royaume de Dieu. Tandis que nous avons le temps de guérir, remettons-nous à Dieu pour qu’il nous soigne, et donnons-lui ses honoraires. Lesquels ? La conversion d’un cœur sincère. Car il sait toutes choses d’avance, et il connaît tout ce qu’il y a dans notre cœur. Donnons-lui donc la louange, non pas seulement celle de notre bouche, mais aussi celle de notre cœur, afin qu’il nous accueille comme des fils. Car le Seigneur a dit : Mes frères, ce sont ceux qui font la volonté de mon Père.

Homélie du II ème siècle,

Amen,

Eden

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *