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La solitude bénie

Rembrandt_-_Landscape_with_a_Stone_Bridge La Solitude bénie

Je suis allé me promener un après-midi dans un parc des bords de l’Eure. Quand je suis arrivé au bout du chemin devant une prairie où se trouvait trois arbres isolés au milieu d’un paysage pastorale, un peu comme trois anges assis à la table d’Abraham racontant « Sainte Trinité » d’André Roublev, j’ai regardé longtemps un des trois arbres. J’ai vu une solitude reposante, des louanges au Créateur dans un silence sublime, tout cela malgré sa dureté de la vie propre à sa nature. L’arbre a dû subir certainement tant de mal afin d’arriver à cette belle sérénité. Les feuillages avaient leur juste dignité, une belle couleur mûrie sous le soleil de crépuscule. Quelle beauté sublime bénie de la vie ! C’était un accomplissement d’une solitude au bout de tant d’années de survie. Un arbre dans une prairie me paraissait plus bel que celui dans la forêt malgré sa solitude absolue. L’arbre saisissait profondément mon âme par sa grandeur d’âme tranquille comme si le Seigneur me parlait à travers lui un peu comme dans le buisson ardent dans l’Ancien Testament.

La sérénité a sa propre valeur quand elle persiste jusqu’au bout. Un arbre m’a donné cette leçon : la foi a besoin du temps, mais beaucoup de temps plus qu’un mûrissement d’un fruit ou qu’une levée du soleil pour une journée. Cela peut durer pendant plusieurs années, même toute notre vie. Au final plusieurs siècles après notre mort jusqu’à la résurrection de notre corps. Mais nous ne pouvons pas attendre même une seule journée afin de voir la fin de notre solitude, notre foi. La grâce de Dieu nous sera donnée avec le temps dû. Les Paroles de Jésus Christ passent toujours par les épreuves. On ne peut trouver qu’un petit éclaircissement à la fin de notre solitude comme une fleur au bout de sa tige au printemps après une saison cruellement mortifiante, et enfin cette petite éclosion découvre sa raison de vie. Si nous ne persistons pas dans notre solitude, Dieu ne pourrait jamais nous donner cette grâce, une telle bénédiction. Si MoÏse n’est pas allé jusqu’au bout de sa foi, le buisson ardent ne lui apparaîtrait pas dans le désert. La foi a besoin de solitude. Et cela malgré notre engagement pour l’amour envers nos frères et sœurs. Le temps de Dieu n’est jamais immédiat. Ainsi la raison de notre solitude. Même si elle est longue et tellement ennuyante, cela vaut le coup à la fin. Notre foi, le don de l’Esprit Saint a toujours sa propre raison. Vivons donc le souffle de l’Esprit Saint et sa voie, source de sève vivifiant qui amène notre âme vers Jésus Christ, notre vérité.

Eden

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