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La prière du Seigneur

20160527_080557 Compte rendu du pèlerinage en Italie
la croix des pèlerins/ EDB © 2016


Bonjour mes frères et sœurs,

La parole d’hier était sur la prière du Seigneur. Notre père qui est au cieux… C’est une prière la plus parfaite, la plus profonde et la plus concrète. J’aime beaucoup cette prière. Il y a des étapes dans la prière : nous prions d’abord pour nous-même dans un premier temps du novice, nous prions pour les autres dans le deuxième temps plus mûri et finalement dans l’étape la plus aboutie, nous prions pour notre père qui est aux cieux. La prière de Jésus est ainsi celle de l’âme la plus élevée et la plus pure.

Quand le saint Maximilien Kolbé a prié notre père dans le camp d’Auscuwitz, il a appris la réalité de cette prière dans sa justesse, car elle prenait complètement un autre sens face à la situation extrêmement inhumaine de ce camp. Notre Seigneur Jésus nous a donné cette prière pour toutes les situations, mais en particulier pour la situation difficile que nous ne pouvons pas surmonter par nous-même. Je vais vous raconter une petite anecdote qui s’est passée hier concernant cette prière du Seigneur.

l’Évangile d’hier nous racontait la prière du Seigneur. J’ai pressenti que la journée ne serait pas banale avec une telle parole d’Évangile. Quand je suis allé à la messe matinale dans ma paroisse, j’ai remarqué deux moines capucins qui ont visité notre église comme pèlerins et ils ont participé à la messe avec le prêtre d’origine libanaise. Leur geste de bénédiction me semblait d’une sainteté extraordinaire. La journée a commencé avec un petit événement hors du commun. Cette messe m’a béni toute la journée.

J’ai visité quelques amis sans abris des quartiers rive gauche de Paris avec trois autres paroissiens après mon travail. Il y avait un jeune monsieur qui dormait devant l’église Saint-Ignace près du grand magasin Bon Marché. Je le connaissais depuis longtemps et il était toujours de bonne humeur en racontant l’histoire des gens du quartier. Mais hier soir, il était sous le choc en tremblant avec les pieds nus. Pour le consoler nous lui avons donné un chapelet, l’eau bénite de Lourdes et une carte postale figurant Notre-Dame de Lourdes. Je ne l’ai jamais vu prier ou croyant, mais tout naturellement, nous l’avons fait d’une façon exceptionnelle, car nous ne faisions pas ce geste en général. Alors une chose extraordinaire s’est passée.

Il nous a demandé de prier ensemble et il a cité Notre père de tout son cœur avec les larmes aux yeux. J’ai saisi ses mains avec compassion et il m’a regardé comme Jésus me regardait. Le mystère de la prière Notre père était dans son regard, dans sa vie et parmi nous. J’ai appris à ce moment qu’il priait tous les jours dans un coin de notre rue et il n’en a jamais parlé. Sa situation était à peu près pareille que celle du saint Maximilien Kolbe dans le camps. En train de mourir de faim avec la prière de Notre père… Il n’a pas cité « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » au milieu de sa prière par pudeur devant nous … C’était vraiment une journée de la prière du Seigneur.

Amen
Eden

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