photo-eden-1 Eden Jung-Wook Park

 

 

 

Ecrivain, Photographe, Artiste

Ph. D. Art et Archéologie, université de Paris-Sorbonne, Paris IV

Directeur de l’Institut Ars & Locus à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

Ancien directeur du musée Ungno Lee à Séoul en Corée du Sud

Ancien directeur associé du Centre d’Art SUUM, Séoul, Londre

Site d’artiste : www.edenvision.fr

Expositions

2000 Montagne renversée, Seoul Art Center, Séoul, Corée du Sud
2004 Espace : Tension et Structure, CAMAC Art Center, Marnay-sur-Seine, France
2006 Le Spectre des jardins, Fondation Coubertin, Saint-Rémy-les-Chevreuse, France
2008 L’Arbre des miroirs, Château de Belleville, Gif-sur-Yvette, France
2009 L’Ouest d’Eden, Galerie CBL, Séoul, Corée du Sud
2017 Au bout du voyage, Galerie Etienne de Causans, Paris, France
2018 Adam et Eve, Adveniat, Paris, France

Prix

2000 Grand Prix Goam, Séoul, Corée du Sud
2002 Grand Prix Goam Atelier, Séoul, Corée du Sud

Publications

2001 Bouddha souriant sur l’escalier du musée du Louvre, West Sea books Publishing Co., Séoul
2001 Les jardins, vases des paysages, West Sea books Publishing Co., Séoul
2002 Ungno Lee et Roland Barthes, Ungno Lee museum, Séoul
2002 Ungno Lee et les porcelaines de Sevres, Ungno Lee museum, Séoul
2002 Les saveurs de l’art des jardins coréens, Land Plus Art Institute, Ilsan
2002 Le musée renversé, Yedam Publishing Co., Séoul
2004 L’amour dans les tableaux européens, Yedam Publishing Co., Séoul
2009 Une journée chaleureuse, West Sea Books Publishing Co., Séoul
2009 La route vers Twin Peaks, West Sea Books Publishing Co., Séoul
2010 Derrière la toile, Igaseo Publishing Co., Séoul
2010 Nirvana, Nunbit Publishing Co., Séoul
2011 Paris, ville de l’art et du romantisme, Hakgoje Publishing Co., Séoul
2012 Sur la route de Picasso, Erdia Publishing Co., Séoul
2016 S’élever comme une étoile, Editions Etoile du Berger, Paris
2017 S’élever comme une étoile, Editions L’Harmattan, Paris

Petite-Invitation-image-Adam-et-Eve-Adveniat Exposition Adam et Eve 2018

 

Adam et Eve, de la poussière à la résurrection

Les deux récits de la création de l’homme dans le livre de la Genèse m’interpellent encore aujourd’hui chaque fois que je pense au corps humain et à sa spiritualité dans mon travail artistique. Comme le philosophe français contemporain Martin Steffens l’a expliqué avec une précision presque poétique dans sa manière originale d’analyse entre psychologie et physique, notre âme semble avoir sa peau invisible sur la peau visible de notre corps. C’est intéressant de remarquer que le toucher sur la peau et la nudité du corps évoque souvent une honte immédiate, maladie permanente de l’âme, marque du péché originel d’Adam et Eve, bien présent dans notre conscience jusqu’aujourd’hui. C’est peut-être juste un jeu de conscience et subconscience dans l’esprit humain. Ce qui me touche profondément dans ce thème d’Adam et Eve se résume pour moi pourtant en des mots différents : « rapport entre la culpabilité et la beauté ». Cette histoire du péché originel et celle de la honte, de la condamnation et de la fuite ne sont pas propre au christianisme, mais elle concerne notre nature humaine en général sans rapport nécessaire avec des cultures ou des religions spécifiques. Seule la conscience humaine connaît la culpabilité, les mensonges, les accusations et la laideur. Mais je l’interprète à ma manière comme un refus de la beauté. Adam et Eve, deux êtres sublimes en leur beauté au niveau le plus achevé du sixième jour de la création divine, s’éloignent de leur beauté par orgueil sous le coup d’un fort sentiment de honte en entrant dans la tentation du mal qui introduira l’histoire de la laideur. Cet éveil à la laideur, à la honte et au mal, en seul mot m’intéresse irrésistiblement. Une transformation de la beauté en monstruosité s’opère. Le résultat en est que Adam et Eve sont chassés du jardin d’Eden, leur bonheur permanent. Mais Dieu est juste et bon en dépit des châtiments qu’il inflige à l’homme. Il vient parmi les hommes en tant que fils de l’homme afin de réparer cette mort de la beauté perpétuelle. Une fois le jardin d’Eden fermé, il a créé une autre demeure par Jésus et sa mère la Vierge Marie. Le salut apparaît désormais par une autre image de la beauté : « le royaume des Cieux pour ceux qui ont ressuscité de la mort ». Adam et Eve revêtent une nouvelle image de beauté plus magnifique encore comme Jésus et Marie nous le témoignent par leur vie. Adam et Eve forment un seul corps selon la volonté de Dieu dans le livre de la Genèse. Il en est de même pour Jésus et Marie en tant que mère et fils dans cette transformation divine. L’amour corporel devient ainsi l’amour saint. Tout cela me semble très riche de sens extrêmement profonds et larges. Ce qui est le fondement et l’édifice du christianisme. L’éloge de la sainteté comme une nouvelle forme de beauté et l’art comme son défi. L’art ne se repliant pas sur lui-même, mais s’ouvrant sur un autre horizon difficile à définir préalablement. Cette nouveauté m’attire. L’art peut toucher alors l’éternité, temps de Dieu par la vision qu’il donne des choses de la terre. Ciel et terre seront ainsi réunis à la fin sur cette horizon imaginaire certes mais qui puisera sa substance bien concrète du réel de la terre. C’est là mon souhait le plus cher et mon espérance.

Chartres le 13 septembre 2018  

Eden Jung-Wook PARK

 

img-arbre-de-vie Eden Jung-Wook ParkLes photographies d’Eden Jung-Wook Park ont été publiées en 2009 sous le titre de « Nirvana » par la maison d’édition Noonbit, spécialisée dans les collections de livre d’art photographique. Eden Jung-Wook Park a gagné le Prix Goam Atelier, organisé par le musée Ungno Lee à Séoul en 2002.

Il a participé à une exposition internationale de la Fondation Coubertin en tant qu’artiste invité d’honneur et organisateur en 2006, un événement commémorant le 120ème anniversaire de la relation diplomatique entre la France et la Corée du Sud.

Ses photos sont reconnues par plusieurs grands collectionneurs, y compris Lippo Group à Hong Kong, Christian Duvernois Landscape/Studio à New York, etc. Il a dirigé un projet artistique Ars & Locus à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris entre 2002 et 2012.

Son travail était de trouver un nouveau genre d’art synthétique entre l’art de paysage, la peinture et l’art photographique. Son thème était cohérent dans ce sens depuis sa première exposition à Seoul Art Center en 2000. Il a collaboré avec Jean-Charles Pigeau, Jean-Paul Agosti, Ian Hamilton Finlay dans ce projet Ars & Locus, un travail qui a donné deux expositions internationales dans le centre CAMAC et dans la Fondation Coubertin. Les thèmes et le parcours de son travail méritent une reconnaissance par son originalité artistique et en particulier par sa nature synthétique, inspirée de quelque spiritualité coréenne et à travers son interprétation artistique d’un rapport singulier entre l’homme et l’espace.

 

Exposition Mai, 2017 : Au bout du voyage, Galerie Etienne de Causans, 25 rue de Seine, Paris

Quatre études différentes sont réalisées au cours d’approfondissement avec le thème général de « Au bout du voyage ». Le mot « bout » et « voyage » sont les deux clés de cohérence esthétique des photos que je réalise. L’art est ici dans la recherche pure du sens de la vie chez les êtres humains.

27 photographies au bout du voyage à travers la France, l’Italie, l’Espagne et les États-Unis : «Petit déjeuner avec Truman Capote» qui évoque le film, « The Breakfast in Tiffany’s » dans le paysage urbain de la 5ème avenue de New York, «Picasso à Barcelone» qui raconte un soir mélancolique dans la rue d’Avignon à Barcelone, «Une rencontre à Monte-Sant’Angelo» qui résume un épisode mythique de dialogue avec l’Archange Saint Michel sur la colline de Gargano en Italie… Les photos sont sélectionnées et travaillées sur les 20,345 photographies RAW au bout du voyage à travers le monde. Le thème général du travail photographique s’est concentré sur une tension artistique entre les éléments spirituels et les éléments physiques dans l’espace humain.

« Le comportement humain par rapport à des espaces spécifiques, transformés spirituellement ou socialisés physiquement, m’intéresse. Il crée une ambiance très énigmatique, quelques fois aussi physique, mais en même temps suffisamment métaphysique comme celle de la nature imaginaire et divine. Cela se résume en définitive par un certain « paysage » étrange dans la conscience humaine. Un paysage ultime apparaît dans le souvenir au bout du voyage, d’où vient le thème de mes œuvres photographiques. » – Eden Jung-Wook Park,

Site d’artiste : www.edenvision.fr

Email : edenpark@etoileduberger.org