Article

Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

cropped-1987776709 Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi

« Mes petits enfants, n’aimons pas avec des paroles
et des discours, mais par des actes »

Voici quelle grande miséricorde le Seigneur a exercée envers nous : d’abord nous, qui sommes vivants, que nous n’offrions pas de sacrifices à des dieux morts, et que nous ne les adorions pas, mais que, grâce à lui, nous connaissions le Père de vérité. En quoi consiste, en effet, la connaissance qui conduit vers le Père, sinon à refuser de renier celui par qui nous avons appris à le connaître ? Il le dit lui-même : Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père. Telle est par conséquent notre récompense, si nous confessons celui qui nous a sauvés. Et comment le confessons-nous ? En faisant ce qu’il dit, en ne désobéissant pas à ses commandements, en l’honorant non pas seulement des lèvres, mais de tout notre cœur et de tout notre esprit. Il dit, en effet, en Isaïe : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi.

Ne nous contentons pas de l’appeler Seigneur, car ce n’est pas cela qui nous sauvera. Il dit en effet : Ce n’est pas en me disant : Seigneur ! Seigneur ! qu’on sera sauvé, mais en pratiquant la justice. Ainsi donc, mes frères. confessons-le par notre conduite, en nous aimant les uns les autres, en évitant l’adultère, la médisance et la jalousie, mais en étant chastes, miséricordieux et bienfaisants. Nous devons être compatissants et ne pas aimer l’argent. C’est par une telle conduite que nous le confessons et non par une conduite contraire. Ce n’est pas les hommes que nous devons craindre davantage, c’est Dieu. Autrement, le Seigneur vous dira : Même si vous êtes avec moi, rassemblés dans mes bras, et que vous ne pratiquiez pas mes commandements, je vous chasserai et je vous dirai : Écartez- vous de moi, je ne vous connais pas, je ne sais pas d’où vous êtes, vous qui faites le mal !

Combattons, mes frères, car nous savons que déjà le combat s’engage. Dans les combats pour une couronne périssable, beaucoup touchent le but, mais tous n’obtiennent pas la couronne, à moins d’avoir pris beaucoup de peine et d’avoir brillamment combattu. Quant à nous, combattons d’une manière à être tous couronnés. Courons sur la bonne route, vers le combat impérissable, soyons nombreux à prendre la mer et à combattre afin de remporter la couronne; et si nous ne pouvons pas tous l’obtenir, tâchons au moins d’en approcher. Nous devons savoir que, dans le combat périssable, celui qui est convaincu de fausser le combat est fouetté, exclu du concours et chassé du stade.

Qu’en pensez-vous ? Quel sera le châtiment pour celui qui aura faussé le combat impérissable ? Il est dit, en effet, de ceux qui n’ont pas gardé fidèlement le sceau du baptême : Leur ver ne mourra pas, leur feu ne s’éteindra pas, et ils seront donnés en spectacle à tout être vivant. – Homélie du II ème siècle

Amen,

Eden

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *